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Mondiaux-2013 - Descente: Fanchini, du chemin de croix à la renaissance

10/02/2013 02:52 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

L'Italienne Nadia Fanchini, médaille d'argent de descente aux Mondiaux de ski alpin, dimanche à Schladming, symbolise au plus haut point le dur métier de la vitesse, entre blessures en tous genres, souffrances et doutes qui ponctuent une carrière.

Quand la triple championne du monde juniors termine à 18 ans quatrième du super-G des Mondiaux-2005 à Bormio, à 3/100e du podium, on lui prédit un avenir éclatant.

On la compare même à Deborah Compagnoni, triple championne olympique et trois fois en or aux Mondiaux, tout en étant souvent blessée.

Fanchini connaîtra les mêmes galères. Le 19 décembre 2006, la Lombarde tombe lors de la descente de Coupe du monde à Val d'Isère, avec traumatisme crânien et fracture d'un poignet. Le 24 février 2007, c'est une rupture du ligament antérieur du genou droit qui la rend inactive.

A peine remise, elle est arrêté en décembre de la même année pour une arythmie cardiaque qui retarde son retour à la compétition.

Un répit de deux ans lui permet de remporter le 7 décembre 2008 le super-G de Lake Louise (Canada) et la médaille de bronze de descente aux Mondiaux de Val d'Isère, le 9 février 2009.

Le 31 janvier 2010, à quelques jours des JO de Vancouver, la polyvalente tombe en super-G à St. Moritz, après avoir heurté de plein fouet une porte cachée. Les ligaments croisés et latéraux des deux genoux sont à remplacer.

La skieuse de Monte Campione, près de Brescia, reste au +stand+ pendant 12 mois, entre hôpitaux et rééducation, soit deux demi-saisons de perdues. Quand elle rentre, comme ouvreuse de la descente de Cortina, le 22 janvier 2011, elle se +refait+ le ligament croisé, avec lésion latérale, du genou gauche.

"Ici, au Mondiaux, c'était seulement ma 4e descente en trois ans , a rappelé Nadia, qui a parlé de renaissance. Ces derniers jours, je voyais le film de tous ces coups durs repasser devant moi et je n'avais pas trop le moral".

"Parfois, en course, il m'arrive de revoir cette porte (de super-G à St Moritz) venir à ma rencontre. Alors quand j'assiste à toutes ces chutes comme aujourd'hui, ça me fait mal", ajoute la douce Nadia.

Malgré tout, ses parents Sandro, qui travaille aux remontées mécaniques de Monte Campione, et +Giusy+, employée de maison, n'ont jamais perdu la foi. Ils étaient dimanche à St Moritz.

"Les blessures on connaît", a remarqué la maman. Nadia a trois soeurs, l'aînée Elena, vice-championne du monde également de descente en 2005, et la cadette Sabrina, actuellement convalescente.

asc/pid

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