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Le Soudan doit agir au sujet des exactions des services de sécurité (ONU)

10/02/2013 09:17 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

Khartoum doit prendre des mesures après des accusations d'exactions des services de sécurité, a affirmé dimanche l'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme au Soudan, Mashood Adebayo Baderin, à l'issu d'une mission de huit jours dans le pays.

"Je dois souligner que la question des violations des droits de l'Homme par les NISS (services de sécurité et de renseignements nationaux, ndlr) a été évoquée par la plupart des acteurs que j'ai rencontrés durant cette visite", a déclaré M. Baderin lors d'une conférence de presse.

"J'ai exhorté le gouvernement à prendre cette affaire au sérieux", a-t-il ajouté.

Selon des militants des droits de l'Homme, trois organisations culturelles ou de défense des droits de l'Homme ont encore été interdites en janvier, malgré les appels de M. Baderin à un meilleur respect de la société civile après sa première visite en juin.

M. Baderin a aussi exprimé son inquiétude pour plusieurs personnes, dont des figures de l'opposition, détenues par les services de sécurité, indiquant avoir été informé que certains avaient besoin de soins médicaux urgents.

"J'ai exhorté le gouvernement à les relâcher ou à les inculper avec des chefs d'accusations valides et les traduire devant la justice", a-t-il affirmé.

Lors de sa visite, M. Baderin s'est entretenu avec des responsables du gouvernement et d'organisations non-gouvernementales, ainsi que des employés des Nations unies. Il a aussi pu se rendre au Darfour (ouest), une région en proie à des troubles, ainsi que dans un camp de déplacés.

Il a ainsi relevé "quelques améliorations relatives" en matière de sécurité et de respect des droits de l'Homme ces dernières années au Darfour, même si la situation reste très difficile.

Le banditisme, les violences tribales et les combats entre rebelles et armée soudanaise sont quotidiens au Darfour, même s'ils sont d'un degré moindre qu'en 2003 et 2004, lorsque des groupes non-arabes se sont soulevés contre Khartoum.

it/tg/fc

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