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Beitar Jérusalem: 45 supporters expulsés du stade, match sans incident

10/02/2013 03:48 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

La police israélienne, présente en force dimanche dans le stade Teddy de Jérusalem pour empêcher toute manifestation raciste de supporteurs du Beitar Jérusalem qui jouait contre l'équipe arabe israélienne de football de Bnei Sakhnin, a expulsé 45 personnes du stade.

Le match, qui n'a pas départagé les équipes (2-2), s'est déroulé sans incident majeur, selon une porte-parole de la police qui a précisé que 25 supporteurs du Beitar Jerusalem et 20 supporteurs de Bnei Sakhnin avaient été expulsés du stade.

Avant la rencontre, la police a interpellé six supporteurs de Beitar Jérusalem arborant le maillot d'une organisation de fans soupçonnée d'être à l'origine de la plupart des manifestations racistes. Selon le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, ce groupe compte un millier de membres.

La police a également interpellé neuf supporteurs de Bnei Sakhnin en raison de leur "attitude provocatrice".

Lors de la rencontre, des supporteurs anti-racistes de Beitar Jérusalem ont déployé une banderole proclamant: "Il faut jouer amicalement et combattre la violence".

Entre 600 et 700 policiers en uniforme et en civil avaient été déployés, plus encore que lors d'un autre match à haute tension entre le Beitar Jérusalem et une autre équipe arabe, qui s'était déroulé sans incident il y a deux semaines, selon un porte-parole de la police.

Les autobus des supporteurs de Sakhnin ont été accompagnés jusqu'à Jérusalem par des véhicules de la police.

Il faut "traiter le racisme à la racine. Nous appliquons une politique de tolérance zéro vis-à-vis de ce genre de criminels", a assuré M. Aharonovitch à la radio militaire à propos des organisations de supporteurs racistes.

Le club a connu une brusque montée de tension après le récent recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie, qui a déclenché des réactions racistes d'une frange des supporteurs. Vendredi, ses bureaux ont été incendiés.

L'incendie s'est produit au lendemain de la décision de la justice israélienne de poursuivre quatre supporteurs du Beitar accusés d'avoir entonné des chants racistes contre les deux nouvelles recrues pendant un match et une séance d'entraînement.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié ces agissements de "honteux".

Les supporteurs du Beitar sont connus pour leur ultranationalisme et leurs fréquents dérapages racistes anti-arabes, qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club.

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