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Bahreïn: l'opposition confirme sa participation au dialogue national

10/02/2013 07:09 EST | Actualisé 12/04/2013 05:12 EDT

L'opposition chiite de Bahreïn a confirmé dimanche sa participation au dialogue national avec le gouvernement, peu avant l'ouverture des pourparlers dans ce royaume du Golfe secoué depuis deux ans par des troubles.

"Les formations de l'opposition vont participer à la séance de dialogue aujourd'hui, pour discuter des neuf points" sur lesquels ils ont demandé des éclaircissements au pouvoir, a annoncé l'opposant Hassan Al-Aali après une réunion au siège de la formation chiite Al-Wefaq à Manama.

Il a précisé que l'opposition déciderait en fonction des réponses "de continuer à participer au dialogue ou de s'en retirer".

L'opposition réclame notamment un accord sur l'agenda des discussions, et demande que les résultats du dialogue soient soumis à un référendum populaire.

Les formations de l'opposition avaient maintenu jusqu'à la dernière minute le doute sur leur participation à la nouvelle session de dialogue qui s'ouvre en fin d'après-midi.

Ce dialogue doit regrouper 27 délégués représentant l'opposition, les groupes politiques sunnites soutenant le pouvoir, et le gouvernement.

Il intervient à l'approche du deuxième anniversaire du soulèvement du 14 février 2011 conduit par les chiites réclamant une monarchie constitutionnelle, maté par le pouvoir dans ce petit royaume du Golfe.

L'opposition organise depuis une semaine des manifestations quotidiennes devant culminer le 14 février.

Des centaines de personnes ont manifesté samedi dans les environ de Manama à l'appel d'Al Wefaq, réclamant des réformes politiques.

Le même jour, des dizaines d'autres manifestants ont défilé le même jour dans des villages chiites entourant Manama, à l'appel d'un collectif radical clandestin, le "Mouvement du 14 février". "A Bas Hamas", "Non au dialogue", "Le peuple veut la chute du régime", ont-ils scandé selon des témoins.

L'opposition s'était retirée en juillet 2011 d'une première session du dialogue national deux semaines après son lancement, en affirmant qu'elle était "sous-représentée et marginalisée".

Les autorités avaient réprimé en mars 2011 le soulèvement populaire animé par des chiites, et des troupes venant des monarchies voisines du Golfe, notamment d'Arabie saoudite, sont depuis déployées dans le royaume qui abrite le siège de la Cinquième Flotte américaine.

wak-at/tp

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