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Mondiaux-2013 - Descente messieurs: Svindal, l'or de la revanche

09/02/2013 08:51 EST | Actualisé 11/04/2013 05:12 EDT

Le Norvégien Aksel Lund Svindal a transformé l'amertume du bronze du super-G en or massif en bas de la descente des Mondiaux de ski alpin, samedi à Schladming, où il a devancé de 46 et 97/100e l'Italien Dominik Paris et le Français David Poisson.

Cataloguée piste pour skieur complet, la Planai de Schladming a couronné l'homme qui est en pointe de la vitesse.

Certes, Svindal n'avait remporté qu'une descente cette saison, à Lake Louise (Canada) fin novembre, mais il avait été toujours dans le coup des autres épreuves -chutant en outre à Wengen quand il était en tête-, et surtout il avait outrageusement dominé la concurrence en super-G.

Le Viking avait mal pris sa 3e place mercredi dans sa discipline de prédilection, non pas pour la couleur de la médaille et par manque de respect des adversaires, mais pour les circonstances qui avaient défavorisé les meilleurs (dossards 16 à 22).

Posément, le Norvégien avait exprimé son désir de revanche. Elle est arrivée ponctuelle et sans appel. "Je voulais l'or. J'ai commis seulement quelques petites fautes, inévitables quand on prend des risques. Mais c'était aussi tactique et il fallait skier léger", a résumé le colosse d'Oslo (1,95 m/103 kg).

Le bel Aksel n'a pas son pareil pour découper les courbes à grande vitesse, avec les +planches+ d'une marque qui avait déjà fait le plein du podium en super-G. "Réaliser le meilleur temps dans cette ambiance spéciale de Schladming, c'est une expérience rare", a savouré le vainqueur qui impose sa stature dans l'histoire.

Avec cinq titres mondiaux, dont deux en descente (2007/2013), Svindal entre dans le club des +5 et plus+ médailles d'or aux Mondiaux, à la suite de l'Autrichien Toni Sailer (7 titres), du Français Jean-Claude Killy (6), du Norvégien Kjetil Aamodt (5), de l'Italien Gustavo Thöni (5) et du Suédois Ingemar Stenmark (5).

Svindal compte désormais huit médailles aux Championnats du monde, qui s'ajoutent à trois podiums olympiques. "Je suis encore loin du record de Kjetil Andre (20 entre Mondiaux et JO pour Aamodt) et j'aurais besoin d'une seconde carrière pour l'égaler", a souri le vainqueur, dont le père avait fait le déplacement en Autriche.

A 23 ans, l'Italien Dominik Paris a confirmé, s'il en était besoin après ses victoires sur les pentes exigeantes de Bormio et Kitzbühel, qu'il avait pris une autre dimension cette saison.

"C'est une piste qui use, avec toutes ces bosses et en plus aujourd'hui une mauvaise visibilité. Il fallait garder des forces pour bien aborder la partie finale, là où tout se jouait", a souligné l'Italien du Haut-Adige.

Ce samedi restera un jour noir pour l'équipe autrichienne, qui a douché les espoirs des quelque 40.000 spectateurs payants. Klaus Kröll, le plus expérimenté du groupe, a échoué au pied du podium, à 1 sec 35/100e de la tête, seul Autrichien dans les dix premiers.

La France, en revanche, continue à surfer sur la vague. Après l'argent du remplaçant Gauthier de Tessières en super-G, David Poisson a complété le podium.

Erik Guay a perdu son titre avec panache. Encore devant Svindal après 48 secondes, le Canadien a mordu dans un des nombreux virages. "J'étais très concentré et puis... J'ai continué mais je n'avais plus la tête à ça. Et, tout en bas, je suis sorti", a regretté le Québécois.

asc/jr

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