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Il faut développer le Nord dit la CCMM et Montréal aura sa part des avantages

09/02/2013 03:23 EST | Actualisé 11/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le potentiel économique lié aux ressources naturelles est indéniable au Québec et ce développement, doit être fait insiste Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Ces opportunités ont été au coeur du Salon des ressources naturelles, présenté samedi au Palais des congrès de Montréal.

S'il «faut le faire», tant pour les mines que pour la forêt où la valorisation des résidus ouvre la porte à de nouvelles transformations et au développement de produits novateurs, Michel Leblanc prône tout de même un dévelopement responsable des ressources.

La deuxième édition du Salon des Ressources naturelles a pour objectif de paver la voie à une exploitation dite «durable». Le premier événement avait eu lieu sous la gouverne libérale et portait le surnom de «Salon Plan Nord». Il s'était tenu au printemps 2012, en pleine crise étudiante.

Encore cette fois-ci, l'événement a donné lieu à quelques débordements de la part d'opposants aux développement déstructuré des ressources naturelles.

Le président de la CCMM se dit convaincu qu'il subsiste trop de préjugés, notamment le fait que les ressources ne sont que des vecteurs de développement régional. Il a souligné que les secteurs de la machinerie, des équipements et des services professionnels de la région métropolitaine sont fréquemment sollicités.

D'autres enjeux ont aussi été mis de l'avant, dont celui de la propriété des entreprises, trop largement confiée à des intérêts étrangers.

«C'est un peu anormal que dans une société comme le Québec, aussi riche en ressources naturelles, nous n'avons pas su développer des entreprises très fortes à travers le temps», a affirmé M. Leblanc.

Le commanditaire Or de l'événement, la minière Osisko, a été présentée par Michel Leblanc comme une entreprise prometteuse avec tout le potentiel pour devenir, une multinationale dans le secteur des ressources, ce qui, à son avis, manque au Québec.

Il rappelle que longtemps Alcan a été ce fleuron, jusqu'à ce que le titre de propriété ait été perdu au profit de Rio Tinto, une société australienne qui en a fait l'acquisition en 2007.

Les questions des intérêts étrangers amènent également à considérer les mesures protectionnistes réclamées par certains opposants au développement qui milient pour que la transformation soit majoritairement réalisée ici. Une condition que Michel Leblanc a tenu à nuancer.

«Il faut faire attention, on pourrait bien se tirer dans le pied avec ça. Dans bien des filières, nous importons du minerais et nous ne voudrions pas qu'à l'étranger, le protectionnisme nous empêche de le faire» a-t-il mentionné.

C'est vrai pour l'alumine qui entre au Québec pour y être transformée en aluminium. Vrai aussi pour le cuivre où le Québec a diminué ses extractions pour transformer celui de l'Ontario.

Outre les mines, Michel Leblanc a parlé d'innovation et d'évolution du domaine de la foresterie. La valorisation des résidus, qui peuvent avoir une grande valeur ajoutée et l'évolution pousse les entreprises vers de nouvelles avenues, des modèles d'entreprises et des produits différents.

Et alors que la Chambre de commerce voit ce salon comme une foire de l'emploi et un lieu d'échange sur le développement, le bruit extérieur, avec les débordements violents par moments, a eu des échos sur le déroulement et la planification de l'événement.

Sans dire que certains exposants se sont désistés, une forme inquiétude en a gagné quelques-uns.

«Certains avaient un peu de nervosité à savoir est-ce que les gens auront accès à l'événement. Ce qui m'inquiète davantage ce sont des chercheurs d'emploi qui eux, pourraient ne pas oser se présenter. Mais nous avons tout de même reçu 1500 personnes vendredi», a souligné Michel Leblanc.

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