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Tunisie: le Premier ministre tient à former un gouvernement de technocrates

08/02/2013 12:29 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a déclaré vendredi qu'il s'en tenait à sa décision de former un gouvernement de technocrates, malgré un désaveu de son parti islamiste Ennhada.

"Je m'en tiens à ma décision de former un gouvernement de technocrates et je n'aurai pas besoin de l'aval de l'Assemblée nationale constituante" (ANC), a déclaré M. Jebali, cité par l'agence officielle TAP.

"La composition de ce gouvernement est quasiment prête", a-t-il ajouté.

Sa déclaration intervient immédiatement après les funérailles de l'opposant Chokri Belaïd, dont l'assassinat mercredi a déclenché une vague de violences et précipité l'annonce d'un nouveau gouvernement par M. Jebali.

Celui-ci avait surpris en annonçant la formation d'un cabinet apolitique.

"J'ai décidé de former un gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique, qui aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu'à la tenue d'élections dans les plus brefs délais", avait-il déclaré dans une adresse télévisée à la nation.

Le parti Ennahda a opposé une fin de non-recevoir à cette initiative de M. Jebali, pourtant numéro deux de la formation islamiste, et a affirmé que celui-ci n'avait pas consulté sa direction.

La présidence de la république a rappelé que tout changement de pouvoir devait passer par l'ANC, dont Ennahda contrôle 89 des 217 sièges.

La décision de M. Jebali a été saluée par l'oppositon et la société civile comme une chance de sortir le pays de l'ornière. Les alliés des islamistes d'Ennahda au pouvoir y sont plutôt favorables, malgré certaines réserves au sein du Congrès pour la république (CPR), dont est issu le président Moncef Marzouki.

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