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Syrie: des slogans rivaux lors des manifestations anti-régime

08/02/2013 12:09 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Des Syriens participant vendredi aux manifestations hebdomadaires contre le président Bachar al-Assad ont scandé des slogans rivaux et des membres présumés d'une faction rebelle islamiste ont déchiré un drapeau de la révolution, selon des vidéos de militants anti-régime.

Vendredi, jour traditionnel de manifestations, des militants ont appelé les différents groupes rebelles à s'unir sous le slogan de : "Tenez ensemble la corde de Dieu et ne soyez pas divisé", un verset du Coran qui met l'accent sur l'union de la société.

Mais une vidéo postée par des militants sur YouTube montre des manifestants de Saraqeb, dans la province d'Idleb (nord-ouest), scander des slogans divergents.

Certains ont crié: "Unité, Liberté, Etat civil" en brandissant des drapeaux de la révolution, tandis que d'autres ont appelé à l'instauration d'un "Etat islamique" en portant des étendards noirs sur lesquels étaient inscrits la profession de foi musulmane.

A Kafr Nabel, dans la province d'Idleb, des manifestants ont tourné en dérision sur leurs pancartes l'ultimatum lancé par le chef de la Coalition de l'opposition, Ahmed Moaz al-Khatib, qui a exigé la libération d'ici dimanche de toutes les prisonnières détenues par le régime, faute de quoi il retirerait son offre de dialogue.

Une caricature circulant sur des pages Facebook tenues par des militants anti-régime montre ainsi M. Khatib déclarer tout en pointant du doigt le président Assad agenouillé dans un coin: "si les femmes arrêtées ne sont pas libérées avant dimanche, je dormirai sans dîner".

Et dans la province de Homs (centre), des militants on posté sur YouTube l'interview d'un habitant de Rastane, ville bombardée quotidiennement depuis plus d'un an, concernant la proposition de M. Khatib de dialoguer avec le régime.

"De quel type de dialogue sont-ils en train de parler? Il doit partir, c'est tout. (Assad) nous ment à nous, son propre peuple. Ca suffit!", affirme l'homme près d'un feu de camp autour duquel sont installés deux enfants.

"Que vont faire les discussions pour les destructions et les bombardements quotidiens? La seule chose que je veux entendre c'est que les bombardements ont cessé, que cette foutaise est terminée", ajoute-t-il.

am/jds/tg/cnp

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