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Mondiaux-2013 - Descente: match Autriche-Italie arbitré par Svindal et Guay

08/02/2013 06:32 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

La lutte pour le titre mondial de la descente samedi à Schladming s'annonce impitoyable entre la "Wunderteam" autrichienne, à domicile, et la "Squadra" italienne, sous l'arbitrage du Norvégien Aksel Lund Svindal et du Canadien Erik Guay, tenant du titre.

Depuis 2009, le titre mondial de descente chez les hommes est propriété canadienne.

A Val d'Isère, en 2009, John Kucera avait été sacré. Deux ans plus tard, en Allemagne à Garmisch-Partenkirchen, Guay avait conservé le titre pour son pays.

Cette année, les Autrichiens emmenés par Klaus Kröll, vainqueur de la Coupe du monde de descente l'année dernière, et surtout Hannes Reichelt, vainqueur en décembre à Bormio, ont les armes pour récupérer un titre qui leur échappe depuis 2003 et le sacre de Michael Walchhofer dans la station suisse de St-Moritz.

Hermann Maier, légende du ski alpin autrichien, affirmait que l'Autriche pouvait remporter le titre dans toutes les disciplines à Schladming. Pour le moment, les skieurs autrichiens ont engrangé plus de déceptions que de satisfactions.

"Je pense que le public nous demande plus que ce que l'on peut faire, je veux simplement bien skier!", explique Reichelt, 32 ans et 4e du super-G mercredi, une place qui ne compte guère aux Championnats du monde.

"La descente, c'est la discipline reine. Cela signifie beaucoup en Autriche. Sur un jour, il y a tellement de facteurs que l'on ne peut pas totalement maîtriser", prévient le skieur de Radstadt, favori du champion olympique français Jean-Luc Crétier.

Reichelt et Kröll, deux podiums cette saison en descente, joueront à domicile, puisqu'ils habitent à moins de 30 kilomètres de Schladming.

Les descendeurs n'auront eu qu'un seul entraînement complet sur la piste du Planai, que les Autrichiens connaissent par coeur, grâce à des tests lors d'entraînements privés. Un avantage considérable qui a poussé la Fédération internationale de ski (FIS) à rendre accessible le mur final, où la victoire devrait se jouer, après la reconnaissance.

"Dans une grande compétition internationale, tu veux décrocher une médaille, mais tout doit bien fonctionner le jour de la course. Si j'arrive à skier à 100%, il est possible d'aller chercher l'or", annonce Kröll.

L'avantage d'être à domicile et soutenu par plus de 30.000 personnes pourrait se transformer en inconvénient, face à la pression et l'obligation de résultat.

D'autant plus que l'équipe italienne est très bien armée, avec déjà quatre victoires au compteur, avec Dominik Paris (Bormio et Kitzbühel) et Christof Innerhofer (Beaver Creek et Wengen).

"En ce moment, je joue avec mes skis", précise Paris, preuve que le skieur du Haut-Adige est en confiance.

"Le favori, c'est Reichelt, car il connaît bien la piste. Mais si j'arrive à mettre tout en place, je pense que je pourrai rivaliser", estime de son côté Innerhofer, qui se remet doucement de ses problèmes de dos.

Derrière ces deux grandes nations, le Norvégien Aksel Lund Svindal, vainqueur sur la Planai pour les finales de la Coupe du monde l'an passé en descente, voudra se rattraper de sa "contre-performance" en super-G. Grand favori pour le titre mondial, il avait dû se contenter de la médaille de bronze, derrière l'Américain Ted Ligety et le Français Gauthier de Tessières.

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