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Mondiaux-2013 - De l'importance de la combinaison

08/02/2013 09:47 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

La descente des Championnats du monde de ski alpin risque de se jouer dans un mouchoir de centièmes de seconde, samedi à Schladming (Autriche), avec en vitrine l'importance de la combinaison, un des maillons de la performance.

En ski alpin, peut-être plus que dans n'importe quel autre sport, le résultat de haut niveau ne dépend pas seulement de l'athlète, mais aussi du matériel et notamment des combinaisons.

Surtout quand les écarts sont infimes. Ainsi, à Bormio (Italie) le 29 décembre dernier, quand quatre skieurs avaient terminé en 2/100e, avec deux vainqueurs ex-aequo, l'Autrichien Hannes Reichelt et l'Italien Dominik Paris, devant le Norvégien Aksel Lund Svindal à 1/100e et l'Autrichien Klaus Kröll à 2/100e de seconde. Une différence qui se joue sur des détails.

"En descente, on arrive à un niveau, où il n'y a pas que le ski qui joue. Il n'y a pas que notre technique et les skis dessous", explique Adrien Théaux, chef de file des descendeurs français.

La société française Jonathan&Fletcher, basée à Annecy (Haute-Savoie), travaille depuis trois saisons avec la société italienne Colmar, équipementier textile de l'équipe de France.

"On est en recherche permanente sur des tissus, avec des technologies qui évoluent. On effectue des recherches et des tests en soufflerie, tout ce qui a un rapport avec la pénétration dans l'air", explique le gérant de la société, Georges Pessey.

Pour les Mondiaux 2013, elle a conçu une nouvelle combinaison, utilisée pour la première fois en super-G mercredi.

L'entreprise travaille avec plusieurs autres fédérations, dont l'Allemagne, la Suède, la Norvège et la Slovénie.

Chaque combinaison répond toutefois à un cahier des charges différent pour chaque équipe. "La différence est infime", note toutefois le gérant de la société.

La natation, entre 2008 et 2010, avait connu quelques mois agités, avec une vive polémique sur les combinaisons en polyuréthane. "La situation est complètement différente. Dans la natation, il n'existait pas de réglementation comme il en existe une pour la FIS", ajoute George Pessey.

Le paralèle est toutefois dans les esprits. "C'est un peu comme en natation. Tout le monde s'était mis au polyuréthane, parce que ça marchait", estime Théaux.

Les Autrichiens avaient créé la polémique en janvier 2011, avec des combinaison "sifflantes", poussant les autres équipes à affiner leur recherche en la matière.

"Tout le monde s'observe. Si quelqu'un a quelque chose de nouveau, dix minutes après on est au courant. Les Autrichiens avaient quelque chose de différent", conclut Georges Pessey.

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