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Maroc: reprise du procès de 24 Sahraouis devant la cour militaire de Rabat

08/02/2013 07:50 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Le procès de 24 Sahraouis poursuivis pour "assassinat" de membres des forces de l'ordre lors du démantèlement en 2010 du camp de Gdim Izik au Sahara occidental a repris vendredi devant le tribunal militaire de Rabat, où de nouvelles manifestations ont eu lieu.

Les 24 accusés sont poursuivis pour "constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l'ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres". Selon des ONG, ils risquent la peine de mort.

Le procès, qui s'était ouvert le 1er février après plusieurs reports, est suivi de près par plusieurs dizaines d'observateurs internationaux compte tenu de la sensibilité de la question du Sahara occidental, région contrôlée par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes.

Comme lors de l'ouverture du procès, des manifestations rivales ont été organisées vendredi matin, selon l'agence de presse MAP.

Les familles des membres des forces de l'ordre tués ont réclamé justice et rejeté toute instrumentalisation politique. Les défenseurs des accusés ont dénoncé pour leur part des "actes de torture" ainsi que le fait que les accusés soient traduits devant une cour militaire.

A l'aube du 8 novembre 2010, les forces de l'ordre étaient intervenues à Gdim Izik, près de Laâyoune, pour démanteler un campement contestataire comptant alors, selon des observateurs de l'ONU, jusqu'à 3.000 tentes.

Cette intervention avait dégénéré en violents affrontements puis en une émeute à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental, où des administrations et commerces avaient été incendiés. Selon Rabat, 11 membres des forces de l'ordre avaient été tués et plusieurs dizaines d'autres blessés.

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est contrôlé depuis les années 1970 par le Maroc, qui lui propose une large autonomie sous sa souveraineté. Mais les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie, réclament un référendum d'autodétermination.

L'émissaire de l'ONU Christopher Ross doit effectuer ce mois-ci une nouvelle tournée en Europe pour tenter de relancer des négociations jusqu'à présent infructueuses. L'ONU compte une mission dans la région (Minurso), chargée de surveiller un cessez-le-feu intervenu en 1991.

gk/fc

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