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Les Iraniens souffrent des sanctions mais soutiennent le programme nucléaire (étude)

08/02/2013 07:08 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Une grande majorité d'Iraniens ressentent les effets des sanctions imposées par les Occidentaux, notamment le manque de médicaments, mais continuent à soutenir le programme civil nucléaire de Téhéran, selon une enquête d'opinion réalisée depuis les Etats-Unis.

83% des 1.000 Iraniens contactés par téléphone entre décembre et janvier ont affirmé souffrir dans leur quotidien des sanctions internationales, selon ce sondage réalisé par l'institut Gallup.

Près de la moitié estime que les Etats-Unis sont les premiers responsables de cette situation contre 10% qui accusent Téhéran, un peu moins imputant la responsabilité de cette situation à Israël ou à l'Europe.

Malgré les sanctions, 63% des Iraniens interrogés estiment que "le pays doit poursuivre le développement de ses installations nucléaires".

Les grandes puissances et Israël soupçonnent la République islamique de vouloir se doter de l'arme atomique sous le couvert de son programme civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

Les Etats-Unis adoptent depuis des mois une stratégie dite à "double voie" consistant à imposer des sanctions économiques de plus en plus dures contre Téhéran tout en essayant de conclure une négociation diplomatique. L'Iran a vu lui échapper des milliards de dollars de ventes de produits pétroliers et sa monnaie plonger.

Les Etats-Unis répètent que leurs sanctions ne concernent pas les denrées de première nécessité mais un rapport d'un institut indépendant de recherche, le Woodrow Wilson International Center, affirme que l'Iran commence à manquer de médicaments.

"L'effet des sanctions qui a entraîné une pénurie de médicaments et d'équipements médicaux de premières nécessité est peut-être involontaire mais il est indéniable", a pointé l'organisation.

L'enquête montre que l'origine de cette pénurie s'explique par l'exclusion de l'Iran du système bancaire international.

La plupart des entreprises occidentales ne veulent plus commercer avec le pays de peur des amendes américaines pouvant s'élever jusqu'à un milliard de dollars, explique le rapport.

sct/rap/lor

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