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Le pétrole en baisse à New York, miné par l'abondance du brut américain

08/02/2013 03:15 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Le prix du pétrole a baissé vendredi à New York, miné par l'abondance de l'offre de brut aux Etats-Unis qui éclipsait de bons indicateurs en provenance de Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, et la crainte d'un regain de tensions avec l'Iran.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars a terminé à 95,72 dollars, perdant 11 cents par rapport à la veille sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché du pétrole brut WTI est très bien fourni. Les stocks sont supérieurs de 9,6% à ce qu'ils étaient l'an dernier aux Etats-Unis et la production est en hausse de 22% aux Etats-Unis par rapport à il y a un an. Le prix du WTI n'a aucune raison d'augmenter", a remarqué Timothy Evans, de Citi.

"C'est pourquoi il ne s'inscrit pas dans le sillage du Brent", coté à Londres et qui s'affiche en hausse, a ajouté l'analyste.

La tempête de neige qui frappait le nord-est des Etats-Unis a aussi pu influencer le prix du baril de WTI, puisque ce genre d'intempéries "a tendance à diminuer la consommation de produits pétroliers en raison de l'annulation de vols aériens, de la baisse du trafic routier et des pannes électriques qui empêchent les chaudières de fonctionner", a indiqué M. Evans.

L'humeur des investisseurs sur le marché américain a de plus été assombri "par la baisse surprise des stocks des grossistes américains", a ajouté David Bouckhout, de TD Securities.

Les cours du brut avaient pourtant débuté la séance à la hausse, stimulés par de bons chiffres sur le commerce extérieur de la Chine.

Les exportations y ont en effet progressé en janvier de 25% sur un an en valeur, et les importations de 28,8%, témoignant selon les analystes de la robustesse de la reprise de l'activité du géant asiatique.

Par ailleurs, la Chine a importé en janvier quelque 5,9 millions de barils de pétrole brut par jour, une hausse de 7,4% sur un an, de quoi rasséréner les opérateurs sur la vigueur de la demande énergétique du pays.

Le baril avait aussi profité en début de journée de la "prime de risque géopolitique" associée à la situation en Iran alors que les négociations avec Téhéran semblent au point mort, a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a en effet opposé jeudi une fin de non-recevoir à l'offre américaine de négociations directes sur le programme nucléaire controversé de l'Iran, au lendemain de la confirmation par Washington du durcissement des sanctions internationales contre Téhéran.

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