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L'armée bombarde violemment la banlieue de Damas, base arrière des rebelles (ONG)

08/02/2013 05:58 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

L'armée syrienne bombardait violemment vendredi la banlieue est de Damas, base arrière de la rébellion, pour tenter une nouvelle fois de repousser les insurgés qui s'approchent de la capitale, selon une ONG syrienne.

Jeudi, 161 personnes --65 civils, 59 rebelles et 37 membres des troupes loyalistes, ont encore péri à travers le pays, ravagé par plus de 22 mois de conflit, d'après les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'armée est "déterminée à écraser le terrorisme autour de la capitale et dans les grandes villes", avait affirmé le journal Al-Watan proche du pouvoir.

La ville de Zamalka était ainsi particulièrement visée par de violents raids aériens, parallèlement à de violents combats au sol entre loyalistes et insurgés, rapporte l'OSDH.

La province de Damas, en particulier les zones à l'est de la capitale, est la base arrière de la rébellion armée qui tente depuis des mois de resserrer l'étau autour de la capitale et d'accéder à son centre-ville.

Vendredi, de violents combats ont éclaté à la périphérie de Jobar, quartier de l'est de Damas, selon l'Observatoire qui dispose d'un large réseau de militants, de médecins et d'avocats.

Dans la périphérie sud de la capitale, des combats ont éclaté près du camp de Yarmouk et des bombardements ont visé les quartiers de Hajar al-Aswad, Qadam et Assali.

Plus au sud, l'armée a bombardé la ville rebelle de Daraya que l'armée cherche à reprendre depuis plusieurs semaines, selon l'OSDH faisant état de "nouveaux renforts envoyés" par l'armée.

Damas poursuit sa guerre contre les rebelles, ignorant l'offre de dialogue du chef de l'opposition Ahmed Moaz al-Khatib qui a proposé de dialoguer avec le vice-président Farouk al-Chareh en vue de négocier une issue au conflit qui a fait plus de 60.000 morts en près de deux ans.

Vendredi, jour traditionnel de manifestations contre le régime, des militants ont appelé les différents groupes rebelles à s'unir, pour faire tomber le régime de Bachar al-Assad.

"Ce que le clan (au pouvoir) craint le plus, c'est l'unification de toutes les brigades de l'Armée syrienne libre et de toutes forces révolutionnaires car elle signifiera la défaite de ses gangs militaires", lit-on sur la page "Syrian Revolution 2011", en allusion à un manque d'organisation au sein de la rébellion armée.

bur-rm/ram/feb

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