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Kerry exhorte l'Iran à négocier sérieusement fin février au Kazakhstan

08/02/2013 03:55 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Le nouveau secrétaire d'Etat américain John Kerry a exhorté vendredi l'Iran à venir négocier sérieusement sur son programme nucléaire controversé lors d'une rencontre le 26 février au Kazakhstan avec les grandes puissances.

"La balle est dans le camp de l'Iran (...) La communauté internationale est prête à répondre si l'Iran vient aux négociations en étant disposé à parler véritablement du fond" sur le dossier nucléaire, a déclaré lors de son premier point de presse M. Kerry.

Dans le cas contraire, les Iraniens "opteront pour un plus grand isolement. C'est leur choix", a insisté M. Kerry aux côtés de son homologue canadien John Baird.

M. Kerry a répété que "la fenêtre diplomatique restait ouverte" avec Téhéran, mais que le président Barack Obama était "prêt à faire tout le nécessaire pour être certain que l'Iran n'ait pas d'arme nucléaire".

L'Iran et les grandes puissances du Groupe P5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre le 26 février à Almaty, au Kazakhstan, leurs discussions sur le dossier nucléaire controversé iranien suspendues mi-2012. Le P5+1 doit faire "une nouvelle offre crédible" à Téhéran.

Les Etats-Unis adoptent depuis des mois une stratégie dite à "double voie" consistant à imposer des sanctions économiques de plus en plus dures contre Téhéran tout en essayant de conclure une négociation diplomatique.

Le département d'Etat répète aussi depuis des mois être "disposé à parler de manière bilatérale avec l'Iran dans le cadre du P5+1".

Mais le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a opposé jeudi une fin de non-recevoir à cette offre américaine de négociations directes, dénonçant la stratégie de Washington qui mêle sanctions et offre de dialogue.

Mercredi, les Etats-Unis avaient pris de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran, quelques jours après que le vice-président américain Joe Biden eut fait une "offre sérieuse" à Téhéran sur des pourparlers directs bilatéraux.

nr/jca

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