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Jeffrey Paul Delisle condamné à 20 ans de prison

08/02/2013 01:17 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT
AP
CORRECTS RANK TO SUB-LT., NOT LT. - Former Canadian Navy intelligence officer Sub-Lt. Jeffrey Paul Delisle, left, leaves provincial court after pleading guilty to to three espionage charges related to communicating information to a foreign entity, before his preliminary hearing on Wednesday, Oct. 10, 2012 in Halifax, Nova Scotia, Canada. Delisle was charged in January with breach of trust and two charges of passing information to an unnamed foreign entity that could harm Canada's interests. (AP Photo/The Canadian Press, Andrew Vaughan)

Le militaire canadien Jeffrey Paul Delisle, coupable d'abus de confiance et d'avoir transmis des informations confidentielles à la Russie, a été condamné vendredi à une peine de prison de 20 ans, moins le temps passé en prison depuis son arrestation.

La peine équivaut donc à 18 ans et 5 mois de pénitencier de plus. Il doit aussi payer une amende d'environ 112 000 $, soit le montant qu'il avait reçu des Russes.

Le juge Patrick Curran a expliqué que Delisle savait que les renseignements qu'il vendait à la Russie devaient rester secrets, et qu'il savait qu'il ne devait pas agir comme il l'a fait. 

Delisle a commis un crime sérieux, selon le juge, même si l'ampleur des dommages causés à la sécurité nationale par ses actions n'est pas clairement déterminée.

Delisle est resté de marbre en écoutant le juge prononcer sa peine, mais sa fille avait les larmes aux yeux.

La Couronne recommandait qu'il passe 20 ans derrière les barreaux. La défense, quant à elle, recommandait de 9 à 10 ans d'emprisonnement.

Cette cause crée nécessairement un précédent au pays. Jeffrey Paul Delisle est le premier Canadien à être condamné depuis que la loi punissant les gens coupables d'espionnage a été revue, après les attentats du 11 septembre 2001.

Delisle, 41 ans, était basé à Halifax. Il a été arrêté en janvier 2012. Il avait reconnu sa culpabilité aux accusations portées contre lui.

Le SCRS montré du doigt

Par ailleurs, l'avocat de Delisle a affirmé, jeudi, que les responsables des services de renseignement canadiens n'ont pas tenté d'obtenir plus d'informations de la part de son client, qu'ils n'ont même pas interrogé.

Seule la Gendarmerie royale du Canada l'a questionné, en janvier 2012. Jeffrey Paul Delisle avait alors confirmé les doutes qui planaient contre lui et raconté comment il fournissait des renseignements aux Russes.

Me Mike Taylor s'est dit surpris que les autorités n'aient pas souhaité lui soutirer plus d'informations sur les échanges de renseignements.