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Fashion Week de New York: le blizzard trouble la fête mais Jason Wu rayonne

08/02/2013 04:29 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

Le blizzard est venu jouer les trouble-fêtes vendredi à la Fashion Week de New York, mais le calendrier a été maintenu et l'enthousiasme était intact lors du défile de Jason Wu, l'un des créateurs préférés de Michelle Obama.

Peu de talons aiguilles cette saison sur les larges trottoirs new-yorkais verglacés à l'entrée des défilés, devant laquelle de grosses berlines noires se succèdent pour déposer starlettes et rédactrices de mode au plus près de la porte.

A la mi-journée, sur Park Avenue, une rue élégante du Nord de Manhattan, quelques bloggueurs et photographes de mode, en grosses bottes et sous de larges capuches, tentent sans succès de saisir la magie de la Fashion Week, avant le défilé très couru de l'une des pointures de la mode new-yorkaise, Jason Wu.

"C'est vraiment difficile avec cette pluie gelée: on ne peut pas porter de talons si l'on tient à sa sécurité et on ne peut pas rester dehors (...) parce qu'on a l'impression de mourir", regrette Mary O'Regan, bloggueuse de mode pour les grands magasins Nordstrom, réfugiée à l'abri, son appareil photo autour du cou.

Bien que jusque-là l'ensemble des défilés ait été maintenu, les organisateurs avouent leur inquiétude.

"Beaucoup de (membres de la) presse européenne ne sont pas là, même Suzy Menkes", regrette Virginie Trapenard, une attachée de presse en charge du défilé de Jason Wu, citant la célébre rédactrice en chef de mode de l'International Herald Tribune: "Ils n'ont pas pu prendre leur avion!".

Plus de 4.600 vols ont été annulés vendredi et samedi aux Etats-Unis, dont plus de la moitié au départ ou à l'arrivée des trois grands aéroports new-yorkais, selon le site spécialisé FlightAware.com.

Il s'en est fallu de peu pour que Cara Delevingne, un top britannique très en vogue arrive à temps pour défiler en petite robe blanche de satin et plume d'autruches signée Jason Wu. "Je suis arrivée de Paris hier soir. J'ai eu de la chance", relate-telle à l'AFP.

Emmitoufflé de fourrure de la tête aux chevilles, Melvin Chua, qui vient de Pékin assister à la Fashion Week, estime que le temps n'est pas une excuse pour perdre son style: "Quand la météo est comme ça, il faut savoir s'en servir, rester élégant quoi qu'il arrive. +The show must go on!+"

Sur les podiums, les 43 silhouettes de l'un des créateurs préférés de la Première dame des Etats-Unis lui donnent volontiers raison.

Pour faire face à la férocité de l'hiver, le créateur de 30 ans d'origine taïwanaise, féru de jeux sophistiqués sur les matières, propose une gamme chic et sexy de capes et manteaux de fourrures souvent ceinturés de noir, de trench, imperméables et blousons brodés.

Sous les fourrures, la New-Yorkaise de M. Wu dévoile, outre ses épaules nues, un ensemble de jupes et robes en soie plissée, les stars des silhouettes de M. Wu cette saison.

"Le plissé, c'est pour la douceur, quand elle bouge, (la femme Wu) laisse une impression de contrôle et de structure, de fluidité et de féminité", explique le créateur à l'AFP en coulisses.

Quant aux épaules, "j'ai toujours pensé que c'était l'une de plus belles parties du corps féminin, et si nous l'avons faite plus large au début du show, (...) le soir, nous l'avons rendue plus douce, en la découvrant".

Alors que les mannequins s'apprêtent à affronter la tempête pour rejoindre les prochains défilés, Miroslava Duma, une fashionista arborant un manteau Céline multicolore et des bottines Azzedine Alaïa aux talons de 17 cm, est l'une des rares à se laisser photographier, le sourire aux lèvres.

"Je viens de Russie, donc je sais comment garder de l'allure, même quand le temps est atroce".

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