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CAN-2013/Hayatou: Burkina en finale, "signe positif" pour le foot africain

08/02/2013 06:00 EST | Actualisé 10/04/2013 05:12 EDT

La présence du Burkina Faso en finale de la CAN-2013 "est déjà un signe positif pour le développement du football en Afrique", a estimé le président de la Confédération africaine (CAF), Issa Hayatou, vendredi lors d'un petit déjeuner de presse restreint.

Q: Quel bilan faites-vous du tournoi, marqué par de nombreuses surprises?

R: "Nous sommes très contents de voir des équipes qui y a deux ou trois ans étaient inexistantes, comme le Niger, l'Ethiopie, qui avait quand même un passé, ou le Cap-Vert. Tous ces pays nous honorent. Nous mesurons à travers eux le niveau du football en Afrique. Le Cap-Vert aurait pu battre le Ghana, il l'a dominé. Le fait de voir le Burkina en finale est déjà un signe positif pour le développement du football en Afrique. Il n'y a pas de petites ou grandes équipes, tout le monde est sur un pied d'égalité".

Q: Quid de l'arbitrage, si décrié?

R: "Dans l'ensemble, nous sommes satisfaits de l'arbitrage africain. Nous avons assisté à des erreurs, particulièrement dans la demi-finale Burkina-Ghana. Pour Togo-Tunisie, nous avons aussi relevé des insuffisances. Il y a eu deux ou trois matches pas bien dirigés, mais dans l'ensemble, l'arbitrage est en train de prendre de la hauteur".

Q: La pelouse de Nelspruit était dans un état déplorable...

R: "Le terrain n'était pas déplorable, c'est la couleur du gazon qui n'était pas bien. Avant l'ouverture du tournoi, ils ont mis des produits qui ont fait disparaître la couleur verte, mais le terrain en soi était bon. S'il y avait eu un handicap genre flaques d'eau, bosses ou trous, on aurait pu déplacer (les matches, ndlr), mais ce n'était pas le cas. Les joueurs ne s'en plaignaient pas. Le ballon roulait normalement".

Q: Que pensez-vous du taux de remplissage des stades?

R: "J'en suis satisfait. L'Afrique du Sud a des stades de grande capacité. Quand il y a 45.000 places, on a l'impression que c'est vide, mais ce n'est pas vide. On a vendu 776.000 billets. L'Afrique du Sud a été éliminée, et les spectateurs continuaient à venir dans les stades".

Q: Pourquoi êtes-vous candidat à un 7e mandat de président?

R: "Je voulais partir, mais mon équipe m'oblige à rester. Nous formons une équipe depuis plus de 25 ans, c'est dans cet esprit que j'ai accepté de me représenter. Il n'y a pas de limitation de mandats, la seule limitation est 70 ans, et j'ai 66 ans, je peux donc me présenter. Et cette fois, ce sera mon dernier mandat".

Q: Quel est votre héritage?

R: "On a crédibilisé la CAN, augmenté les ressources. Avant, personne ne voulait jouer des matches amicaux contre des équipes africaines, et aujourd'hui elles sont sollicitées partout à travers le monde. Le foot africain est en train de monter. On va continuer l'action pour qu'une équipe africaine puisse un jour gagner la Coupe du monde".

Q: Quel est le plus gros défi des prochaines années?

Q: Le premier défi est la promotion du football. Le deuxième, combattre les mauvaises mentalités. Il suffit d'un rien, par exemple le comportement d'un arbitre, pour qu'on dise que la CAF n'aime pas telle ou telle équipe. Nous sommes la cible. On n'entend jamais ce genre de propos en Europe contre Platini ou Blatter".

ybl/gv

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