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USA: le patron du renseignement s'inquiète des coupes budgétaires

07/02/2013 02:17 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

Le directeur national du renseignement américain (DNI), James Clapper, s'inquiète des conséquences des coupes prévues dans le budget du Pentagone sur la capacité des agences de renseignement à mener leur mission, dans une lettre obtenue jeudi par l'AFP.

M. Clapper, qui chapeaute les 16 agences de renseignements du pays, s'alarme notamment du projet du Pentagone de mettre au chômage partiel un jour par semaine, d'avril à fin septembre, les 800.000 employés civils de la Défense.

Dans un courrier envoyé le 1er février au secrétaire à la Défense Leon Panetta, il confie être "opposé à la mise en place de mesures uniformes de chômage partiel sans d'abord envisager l'impact potentiel sur notre mission et la sécurité nationale".

Nombre d'employés civils travaillent notamment pour les services de renseignement des différentes branches de l'armée ou encore le renseignement militaire (Defense Intelligence Agency, DIA), qui font partie de la "communauté du renseignement" américaine dirigée par James Clapper.

"Cela n'a pour moi aucun sens d'exempter les militaires (de la mise au chômage partiel, ndlr) et de ne pas envisager d'alternative pour les personnels du renseignement qui occupent des fonctions vitales similaires pour protéger notre sécurité nationale", ajoute M. Clapper.

Faute d'accord au Congrès d'ici le 1er mars, le département de la Défense verra son budget automatiquement amputé de près de 10%. Il se prépare donc à des mesures d'austérité mais a décidé d'en exempter les personnels en uniforme.

Le projet de budget 2013 présenté début 2012 par l'administration Obama prévoyait 53 milliards de dollars pour financer les activités des agences de renseignements, soit une baisse de plus de 4% par rapport à l'année précédente. Il n'a à ce jour pas été adopté par le Congrès.

Lors d'un discours mercredi à Washington, le patron du Pentagone a une nouvelle fois vertement mis en cause les parlementaires pour leur incapacité à trouver une issue à la crise du "mur budgétaire".

La tâche la plus importante des responsables politiques est de vaincre "les dysfonctionnements partisans du Congrès qui menacent notre qualité de vie, notre sécurité nationale, notre économie et notre capacité à résoudre les problèmes du pays", a-t-il accusé.

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