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Une province chinoise cesse d'envoyer ses détenus vers des camps de travail

07/02/2013 10:23 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

PÉKIN, Chine - Une province du sud de la Chine est devenue la première au pays à ne plus envoyer ses prisonniers vers des camps de travail.

Le reste de la Chine devrait faire de même d'ici la fin de l'année, une décision qui est perçue comme étant essentielle à la réforme du système judiciaire chinois.

Les détracteurs du système affirment que les camps de travail sont une mesure arbitraire et anticonstitutionnelle, puisque les prévenus peuvent y être incarcérés pendant quatre ans sans procès.

La télévision chinoise indique que le pays compte 310 camps de travail où on retrouve 310 000 prisonniers et 100 000 employés.

Le responsable du maintien de l'ordre dans la province du Yunnan, Meng Sutie, a fait savoir mardi que la province cessera d'envoyer vers des camps de travail les individus accusés de nombreux crimes, allant de l'usage de drogue à une menace pour la sécurité nationale.

Les détenus qui se trouvent actuellement dans des camps de travail seront libérés à la fin de leur peine, a dit M. Meng.

L'an dernier, une femme avait été condamnée à 18 mois de détention dans un camp de travail après «troublé la paix sociale» en réclamant, sans relâche, des peines plus sévères pour les sept hommes reconnus coupables d'avoir enlevé, violé et vendu en prostitution sa fillette de 11 ans.

Tang Hui été libérée après quelques jours en réaction à la fureur du public, et l'agence Chine nouvelle a ensuite écrit que le système des camps de travail devait être envoyé aux oubliettes.

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