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Un essai nucléaire nuirait à la réconciliation inter-coréenne (Ban Ki-moon)

07/02/2013 07:06 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

Un nouvel essai nucléaire nord-coréen nuirait à la réconciliation entre Pyongyang et Séoul, a prévenu jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

A Washington, le nouveau secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui aussi averti qu'un essai nucléaire nord-coréen ferait croître le risque de "conflit".

Selon M. Ban, qui fut ministre des Affaires étrangères sud-coréen, la présidente sud-coréenne nouvellement élue, Park Geun-hye, est "très attachée" à l'amélioration des relations avec la Corée du Nord.

"S'ils mènent un essai nucléaire, c'est peut-être un moyen de lier les mains de la nouvelle présidente de Corée" du Sud, a-t-il confié à des journalistes, dont ceux de l'AFP. "Cela prendra alors beaucoup de temps avant qu'une initiative puisse être lancée pour normaliser les relations entre Nord et Sud".

Park Geun-hye a été élue fin décembre à la tête de la Corée du Sud, première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays. Elle sera investie le 25 février.

Un troisième essai nucléaire de Pyongyang irait "dans la mauvaise direction" et contreviendrait aux résolutions de l'ONU qui ont sanctionné la Corée du Nord après ses précédents essais de 2006 et 2009, a rappelé M. Ban, qui a indiqué qu'il en discutait "avec les principaux pays" concernés.

Le Conseil de sécurité a menacé de prendre des mesures "très fortes" en réponse à un nouvel essai nucléaire.

Selon M. Ban, "la situation humanitaire est désastreuse" en Corée du Nord mais les pays donateurs rechignent à verser des fonds "à cause de la crise et de la situation très tendue dans la péninsule coréenne".

"Le peuple nord-coréen meurt de faim", s'est pour sa part exclamé le nouveau patron de la diplomatie américaine John Kerry, en marge d'un événement culturel au département d'Etat.

La crise internationale avec Pyongyang est un des dossiers chauds que Hillary Clinton, qui a quitté son poste le 1er février, a laissés sur le bureau de son successeur.

"Les problèmes que nous avons avec la Corée du Nord aujourd'hui, les questions de l'imminence possible d'un autre test, d'autres tirs de missiles, d'un éventuel essai nucléaire... Où cela mène-t-il?", s'est interrogé M. Kerry. "Tout ce qui va arriver, c'est un plus grand risque de conflit", a-t-il répondu.

L'envoyé spécial du gouvernement américain pour la Corée du Nord, Glyn Davis, avait estimé fin janvier à Tokyo qu'il ne voyait actuellement "aucune chance pour la diplomatie" avec la Corée du Nord.

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