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Syrie: soutien islamique à un "dialogue sérieux" entre opposition et régime

07/02/2013 11:05 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

Les pays islamiques ont apporté jeudi leur soutien à un "règlement pacifique" de la crise syrienne par "un dialogue sérieux" entre l'opposition et des représentants du régime, au terme du 12ème sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) au Caire.

Les membres de l'OCI ont plaidé pour "un dialogue sérieux entre la Coalition de l'opposition et des représentants du gouvernement qui croient au changement politique et qui n'ont pas été impliqués directement dans la répression", de la révolte en Syrie, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'OCI, Tarek Ali Bakhit.

Ce dialogue devrait "ouvrir la voie à une transition qui permettra au peuple syrien de réaliser ses aspirations à un changement démocratique" dans le pays, a ajouté le porte-parole en citant le communiqué final du sommet.

Ce sommet, tenu en l'absence de la Syrie suspendue de l'OCI en août dernier en raison de la sanglante répression de la révolte par le régime du président Bachar al-Assad, appelle à "un règlement pacifique" de la crise.

"Le gouvernement syrien est le principal responsable des violences" en Syrie, ajoute le sommet, qui presse le Conseil de sécurité de l'Onu d'"assumer ses responsabilités pour mettre fin à la violence et l'effusion du sang" dans ce pays.

L'Iran, principal soutien du régime d'Assad, a "émis des réserves sur un passage ou deux" du communiqué sur la Syrie, a indiqué le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, lors d'une conférence de presse.

Pour leur part, l'Irak et le Liban ont émis des réserves sur ce texte, selon des sources proches des délégations.

La guerre en Syrie, qui dure depuis 22 mois et a fait 60.000 morts, divise le Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine ont bloqué trois propositions de résolutions occidentales pour faire pression sur Assad.

Une offre de dialogue avec des représentants du régime lancée par le chef de l'opposition, Ahmed Moaz al-Khatib, a suscité de violentes critiques dans son propre camp. Le régime n'a pas encore répondu publiquement à cette offre.

tm/hj

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