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Poutine exige le congédiement d'un membre du comité des JO de Sotchi

07/02/2013 04:20 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

SOTCHI, Russie - Un an avant le début des Jeux olympiques d'hiver de 2014, le président Vladimir Poutine a exigé qu'un haut dirigeant du comité olympique russe soit congédié, apparemment parce que les dépenses ont dépassé les budgets prévus à Sotchi. Et il est fort probable que son souhait sera exaucé.

Les dépenses prévues en vue des JO de Sotchi s'élèvent présentement à 1,5 billion de roubles (51 milliards $), ce qui en feraient les Jeux les plus dispendieux de l'histoire du mouvement olympique — plus encore que les Jeux d'été, plus vastes, tenus à Londres et à Pékin.

Les Jeux qui auront lieu dans le centre de villégiature de la mer Noire sont considérés comme une affaire de fierté nationale et constituent l'une des grandes priorités de Poutine.

La décision du président russe est survenue après qu'il eut réprimandé des dirigeants pour le retard de deux ans et les énormes dépassements de coûts survenus pendant la construction des installations de saut à ski. Le dirigeant qui fait face au licenciement, Akmet Bilalov, était à la tête d'une entreprise chargée de construire la rampe du saut à ski et les installations voisines, avant qu'il ne vende ses intérêts à la société publique Sberbank, l'an dernier.

Durant sa tournée des installations olympiques, Poutine fulminait quand il a entendu que le coût de la rampe de saut à ski était passé de 1,2 milliard de roubles (40 millions $) à 8 milliards de roubles (265 millions $) et que le projet était en retard.

Le premier ministre adjoint Dmitry Kozak a déclaré, jeudi, que Poutine avait recommandé que le comité olympique russe congédie Bilalov, l'un de ses six vice-présidents.

Le comité olympique russe a déclaré dans un communiqué qu'une décision concernant Bilalov serait rendue par le comité exécutif dans un proche avenir, ce qu'on considère comme étant une simple formalité. Poutine a de tels pouvoirs en Russie que résister à son appel au congédiement s'avère quasi impensable.

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