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Le siège social de Gildan restera à Montréal, promet son grand patron

07/02/2013 12:34 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Même s'il reconnaît que le siège social de Gildan (TSX:GIL) pourrait être situé n'importe où dans le monde, le grand patron de l'entreprise, Glenn Chamandy, assure qu'il n'est pas question de quitter Montréal tant qu'il sera aux commandes.

Sur les 31 000 employés de Gildan, seulement 230 travaillent au siège montréalais. Les services des finances, des technologies de l'information, des affaires juridiques et du développement des affaires s'y trouvent.

Par contre, la gestion des activités d'exploitation du fabricant de vêtements s'effectue à partir de la Barbade et du Honduras.

Jeudi, lors d'une rencontre avec les journalistes après l'assemblée annuelle des actionnaires, qui s'est tenue exclusivement en anglais, M. Chamandy s'est dit «très fier» de diriger une entreprise canadienne. L'homme d'affaires de 51 ans est né à Montréal mais il ne parle pas français.

Jusqu'au milieu des années 2000, la plupart des usines de l'entreprise, fondée en 1984, étaient situées dans la région de Montréal. Pour profiter notamment de l'accord de libre-échange conclu en 2004 entre les États-Unis et six pays latino-américains, Gildan a transféré sa production au Honduras et en République dominicaine. L'entreprise possède aussi une usine au Bangladesh.

Glenn Chamandy a admis d'emblée qu'«en vérité, les fonctions administratives effectuées à Montréal pourraient être réalisées n'importe où».

Il s'est ensuite empressé d'ajouter que l'entreprise tirait profit de la vaste expérience de ses employés québécois. Certains d'entre eux sont chez Gildan depuis les premiers jours. Le dirigeant a toutefois concédé que le siège social pourrait déménager une fois qu'il aura passé le relais.

M. Chamandy a fait remarquer que Gildan est l'une des rares entreprises à avoir survécu dans l'industrie québécoise du textile, qui a déjà employé plus de 250 000 personnes. La concurrence des pays en développement a tout changé.

Le Canada ne génère que quatre pour cent du chiffre d'affaires annuel de Gildan, qui frise les 2 milliards $ US. Les États-Unis représentent 89 pour cent des revenus et le reste du monde, sept pour cent.

Gildan, qui vend surtout à des grossistes, commercialise ses produits sous son propre nom depuis quelques années. Afin d'accroître sa notoriété, l'entreprise prévoit doubler ses dépenses en publicité et marketing cette année pour les porter à 30 millions $ US. Elle a réalisé un coup d'éclat dimanche en se payant une publicité télévisée pendant le Super Bowl, une bagatelle de 3,8 millions $ US.

À son premier trimestre, qui a pris fin le 29 novembre, Gildan a enregistré des profits nets de 35,3 millions $ US (29 cents US par action). Pendant la même période de l'an dernier, l'entreprise avait subi une perte nette de 46,1 millions $ US (38 cents US). Les revenus trimestriels ont bondi de 39 pour cent pour atteindre 420,8 millions $ US.

La direction de Gildan a confirmé mercredi ses prévisions quant au bénéfice par action pour l'année, qui devrait osciller entre 2,60 $ et 2,70 $ US.

Jeudi, l'action de Gildan a perdu 4,16 pour cent pour clôturer à 35,03 $, à la Bourse de Toronto.

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