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Harper et Dewar croisent le fer sous les caméras, au centre des Communes

07/02/2013 09:26 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Les confrontations entre les deux côtés de la Chambre des communes se terminent rarement bien, mais le premier ministre Stephen Harper et le néo-démocrate Paul Dewar ont prouvé jeudi qu'il n'était pas nécessaire d'en venir aux coups.

Peu après la période des questions, M. Dewar s'est plaint au président Andrew Scheer que M. Harper l'avait faussement accusé de s'opposer à une entente commerciale avec la Jordanie.

M. Scheer a rejeté la plainte et a suggéré que M. Dewar poursuive ailleurs son débat avec le premier ministre.

C'est d'ailleurs ce qu'il a fait... directement dans l'allée centrale des Communes, qui vise à éviter les confrontations directes en maintenant les députés gouvernementaux et ceux de l'opposition à une distance sécuritaire.

Les deux hommes, pleinement à portée des caméras vidéo parlementaires, ont plutôt échangé une poignée de mains avant de s'engager dans une discussion brève mais animée.

M. Dewar affirme avoir dit au premier ministre qu'il se trompait sur la question de l'entente commerciale avec la Jordanie; M. Harper, a-t-il ajouté, s'est engagé à réexaminer la position de M. Dewar sur ce dossier.

M. Harper avait précédemment été forcé de retirer une accusation laissant entendre que M. Dewar voulait que le Canada se retire des négociations de libre-échange avec l'Union européenne.

«Ce n'est pas une bonne journée pour le premier ministre, j'imagine», a plus tard dit le député néo-démocrate.

La dernière fois qu'un député a franchi l'allée centrale des Communes, l'événement s'est terminé avec un violent affrontement verbal qui s'est presque transformé en bagarre.

Peu de temps avant Noël, le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, a traversé l'allée centrale pour confronter son homologue néo-démocrate, Nathan Cullen.

Les micros ont été fermés, mais les néo-démocrates ont plus tard accusé M. Van Loan d'avoir juré, poussant le chef néo-démocrate Thomas Mulcair à mettre M. Van Loan en garde contre le fait de menacer son leader en Chambre.

Les députés néo-démocrates, dont M. Dewar, ont entouré M. Van Loan et l'ont pressé de s'en aller. Éventuellement, le ministre de la Défense Peter MacKay a ramené son collègue aux banquettes gouvernementales.

Les conservateurs ont affirmé que c'était M. Mulcair qui avait perdu son sang-froid, mais M. Van Loan s'est plus tard excusé pour avoir utilisé «un mot inapproprié» lors de l'incident.

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