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Crise en Tunisie: Washington appelle à la poursuite du dialogue politique

07/02/2013 02:56 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

La diplomatie américaine a réagi jeudi avec une grande prudence face à la crise politique en Tunisie, condamnant une nouvelle fois l'assassinat d'un opposant et saluant la poursuite du dialogue entre le gouvernement et l'opposition.

Les Etats-Unis n'ont pas non plus, pour l'instant, le projet de modifier leur dispositif de sécurité pour leur ambassade et leurs ressortissants en Tunisie, a déclaré à la presse la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

"Comme nous l'avons dit hier (mercredi), nous condamnons le meurtre de Chokri Belaïd, mais nous continuons d'espérer que la Tunisie puisse concrétiser les aspirations pour lesquelles son peuple s'est battu", a déclaré Mme Nuland, après avoir exprimé la veille les "encouragements" des Etats-Unis devant "la trajectoire générale de la Tunisie", un pays "en transition" vers la démocratie.

"Nous saluons les mesures prises par les Tunisiens pour maintenir le dialogue sur leur avenir politique (...) et nous encourageons les citoyens tunisiens et leurs dirigeants politiques à continuer de travailler ensemble pour trouver un consensus qui permette de boucler rapidement une Constitution", a encore plaidé le département d'Etat.

Les islamistes au pouvoir en Tunisie ont rejeté jeudi la formation d'un gouvernement de technocrates souhaitée par le Premier ministre et le principal syndicat a annoncé une grève générale vendredi, marquant une escalade de la crise déclenchée par l'assassinat de l'opposant Chakri Belaïd.

Des heurts ont opposé quelques centaines de manifestants et policiers à Tunis et Gafsa (centre), après les graves violences de la veille qui ont fait un mort dans les rangs de la police dans la capitale. A Siliana (nord-est), des manifestants ont aussi brûlé le siège du parti islamiste au pouvoir Ennahda.

Les relations entre Tunis et Washington ont été marquées ces derniers mois par la violente attaque contre l'ambassade américaine le 14 septembre 2012 (quatre morts parmi les assaillants) et qui, selon les autorités, avait été orchestrée par la mouvance salafiste jihadiste.

nr/rap

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