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Canada: le chef de l'opposition appuie le libre-échange avec l'UE

07/02/2013 04:02 EST | Actualisé 09/04/2013 05:12 EDT

Le chef de l'opposition officielle au parlement fédéral canadien Thomas Mulcair a apporté jeudi son soutien "enthousiaste" au développement du commerce avec l'Union européenne dans le cadre d'un accord de libre-échange, tout en énonçant quelques préoccupations.

Cet accord, négocié depuis 2009 et qui devrait être signé prochainement, était au menu des entretiens menés mercredi et jeudi à Ottawa par le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht. Aucune indication sur ces pourparlers n'a été donnée de source européenne ou canadienne.

M. Mulcair, qui est aussi chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD, gauche), a dit que ce dernier était "enthousiaste à l'idée d'approfondir et d'élargir" les liens avec l'Europe, deuxième partenaire commercial du Canada.

Intervenant devant quelque 200 personnalités québécoises lors d'une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), il a évoqué un engagement commun de l'UE et du Canada envers des normes environnementales et sociales élevées.

"Un accord avec l'Europe est exactement ce que nous voulons", a-t-il dit.

Le chef de l'opposition a cependant estimé qu'il fallait "surveiller de près" certains points, à savoir la durée de validité des brevets de médicaments (que l'UE souhaite plus longue d'un an, ce qui retarderait d'autant l'arrivée sur le marché de médicaments génériques moins chers).

Il a jugé cette question "facile à régler", avant d'évoquer aussi une éventuelle perte de contrôle des municipalités et provinces canadiennes sur les marchés publics qui devraient être ouverts aux entreprises européennes.

Cette évolution pourrait être préjudiciable aux autochtones, a souligné Thomas Mulcair, indiquant que le gouvernement provincial néo-démocrate du Manitoba pouvait actuellement accorder aux Amérindiens jusqu'à 30% des redevances pour tout nouveau projet hydro-électrique.

"C'est quelque chose qu'il faudrait conserver", a-t-il dit.

L'accord en négociation a été évoqué aussi jeudi au parlement, l'opposition accusant le gouvernement de manquer de transparence, tandis que le Premier ministre Stephen Harper a affirmé bien défendre les intérêts du pays.

via/jl/rap

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