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Une épreuve entre pays, pourquoi pas ?   

06/02/2013 07:19 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Un Tour de France entre équipes nationales plutôt qu'entre équipes professionnelles commanditées. Pour contrer les envies de dopage. C'est l'idée de la Fédération française de cyclisme. 

Le président de la FFC David Lappartient parle d'un projet révolutionnaire. Dans son projet, 25 équipes de huit coureurs, de l'ensemble des continents, participeraient au Tour. Cette formule des équipes nationales n'est pas nouvelle. Elle avait contribué à relancer le Tour en 1930, mais a été abandonnée à la fin des années 1960.

« L'affaire Armstrong a donné à ce projet plus de force et plus d'actualité, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse au siège de la fédération. On a besoin de retrouver ce qui a fait la force du cyclisme, des courses débridées où les scenario ne sont pas écrits à l'avance. »

Il souhaite notamment interdire les oreillettes (communications entre directeur et coureurs) afin de prévenir les risques liés aux paris.

David Lappartient a précisé avoir soumis son projet aux dirigeants du Tour.

« L'organisateur nous a écouté avec beaucoup d'attention, je n'ai pas eu de retour pour l'instant », a poursuivi le président de la FFC. Projet également présenté au président de l'UCI (Union cycliste internationale), Pat McQuaid.

« Ce n'est pas une vision passéiste ou nostalgique, mais tournée vers l'avenir », a ajouté David Lappartient, qui a présenté autour de ce nouveau format du Tour un vaste projet d'organisation du cyclisme. Il a révélé qu'il sera candidat le 3 mars prochain à la présidence de la Confédération européenne de cyclisme (UEC). Il n'a pas exclu une éventuelle candidature en septembre à la présidence de l'UCI.

« Je ne me place ni pour ni contre le président McQuaid, a dit David Lappartient à ce propos. Je veux développer notre sport qui doit éradiquer le dopage. »

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