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Troisième jour de témoignage pour Giuseppe Borsellino

06/02/2013 08:59 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Un texte de François Messier

EN  DIRECT - Le président-fondateur de Construction Garnier, Giuseppe « Joe » Borsellino, revient à la barre des témoins pour une troisième journée consécutive à la commission Charbonneau.

Le procureur de la commission Simon Tremblay doit notamment continuer de l'interroger sur les contrats que son entreprise a obtenus de la Ville de Montréal au cours des années 2000. Il s'agit de contrats qui auraient été truqués, selon de précédents témoins.

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Mardi, M. Borsellino a reconnu que des entrepreneurs montréalais ont fait de la collusion pour se répartir des contrats de la Ville dès 1995 et que le système a pris de l'ampleur au tournant du siècle. Il soutient cependant que l'idée de mettre en place le système revient à Gilles Surprenant, un ingénieur qui a longtemps préparé les plans et devis pour les projets d'égouts à la Ville avant de prendre sa retraite en novembre 2009.

Les commissaires et le procureur Simon Tremblay n'ont pas caché qu'ils doutaient fort de cette version des faits, très différente de celle livrée par Gilles Surprenant lui-même en octobre dernier.

En matinée, la commission avait mis en évidence les liens étroits entre Giuseppe Borsellino et l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. Des écoutes électroniques réalisées pendant l'opération Diligence ont clairement établi que les deux hommes brassaient des affaires ensemble.

Le procureur Tremblay s'est longuement attardé au voyage en Italie que Giuseppe Borsellino a fait à l'automne 2008 avec Jocelyn Dupuis, Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

Il a révélé que Daniel Toutant, PDG du consortium qui exploite le pont de l'autoroute 25 reliant Montréal et Laval, s'était joint au groupe à Florence, où il a passé deux nuits. Des documents d'une agence de voyages présentés par la commission indiquent que Borsellino a payé sa chambre d'hôtel.

Le nom de Giuseppe Borsellino avait été évoqué à plusieurs reprises devant la commission Charbonneau par de nombreux témoins.

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