NOUVELLES

Ted Ligety remporte le super-G des Mondiaux de ski alpin, Érik Guay finit 23e

06/02/2013 10:49 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

SCHLADMING, Autriche - Ted Ligety a choisi le super-G le plus important de la saison pour montrer à quel point il s'est amélioré dans les épreuves de vitesse.

Ayant bâti sur ses habiletés en slalom géant, l'Américain a connu une fin de parcours étincelante, mercredi, aux Championnats du monde du ski alpin. Cela lui a permis de remporter son premier super-G en carrière, et même de se surprendre lui-même devant une foule de 24 000 personnes.

Ligety a pris plusieurs risques dans la dernière section, très sinueuse. Il a complété le parcours de Planai en une minute et 23,96 secondes.

Le Français Gauthier De Tessières a lui aussi surpris en finissant deuxième, à 0,20 seconde. Le Norvégien Aksel Lund Svindal, qui a remporté trois des quatre épreuves du super-G en Coupe du monde cette saison, a pris la troisième place, 0,02 seconde plus loin.

«Ç'a été une journée incroyable, a commenté Ligety, qui a été le 10e skieur à prendre le départ. Ç'a été dur sur les nerfs pendant 30 minutes, à attendre que les favoris descendent à leur tour. De voir (Svindal) finir juste derrière moi m'a enlevé un poids énorme des épaules.»

L'Italien Christof Innerhofer, le champion en titre, a fini septième à 1,09 seconde de la tête.

Aucun des quatre Canadiens en lice n'a fini parmi les 10 premiers, Érik Guay obtenant le pire résultat d'entre eux avec une 23e place en 1:26,30.

L'Albertain Jan Hudec a fini 12e en 1:25,52 tandis que Manuel Osborne-Paradis et Ben Thomsen, tous deux de la Colombie-Britannique, ont respectivement terminé 16e en 1:25,74 et 19e en 1:25,93.

«J'ai beaucoup de travail à faire après ce super-G, a commenté Guay, le vainqueur du Globe de cristal du super-G en 2010, qui skiait pourtant bien ces dernières semaines. Il faut se regrouper et s'assurer que quelque chose se mette à fonctionner.

«J'avais un bon pressentiment, mais au cours de la dernière semaine les conditions étaient difficiles et ç'a été ardu de transposer ça sur la pente, a ajouté le skieur de Mont-Tremblant, qui aura la chance de se reprendre à l'occasion de la descente de samedi. Je n'avais pas beaucoup de confiance en vue de la course. Notre préparation n'a pas été fantastique — la neige était mauvaise, et ç'a encore été le cas ici.

«Mais ce n'est pas une excuse. J'ai assez d'expérience pour savoir quoi faire dans cette situation, mais ça ne m'est pas venu aujourd'hui.»

Ligety a accédé au podium dans une épreuve du super-G une seule fois auparavant. Il avait pris la deuxième place à la Coupe du monde de Val d'Isère, en France, en 2009. Cette saison, il a terminé quatrième à deux reprises dans cette discipline.

«Je connais une bonne année en super-G, mais je ne croyais pas que (la victoire) était possible, a dit Ligety, qui a récolté la deuxième médaille de la semaine pour les États-Unis, après la troisième place de Julia Mancuso lors du super-G féminin disputé mardi. Je croyais avoir des chances de médaille. Je savais que je devais prendre des risques en bas pour avoir une chance. J'ai essayé de skier de manière aussi propre que possible.»

Ligety est devenu le troisième Américain à remporter le titre mondial du super-G en 12 ans, après que Daron Rahlves eut réalisé l'exploit en Autriche en 2001, puis Bode Miller en Italie quatre ans plus tard.

Ligety a raflé sa deuxième médaille en carrière à des Mondiaux, deux ans après avoir remporté le slalom géant de Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne.

Le parcours de mercredi, qui comportait plusieurs virages, se mariait bien au style de Ligety. Dans les longs virages, il est meilleur que la plupart des spécialistes des épreuves de vitesse.

«Ted skie bien depuis le début de la saison, a noté l'entraîneur de l'équipe masculine américaine, Sasha Rearick. Il a été d'attaque et a skié de façon propre en slalom géant, avec la confiance qu'il faut pour descendre la pente à la vitesse d'un super-G.»

Svindal a louangé Ligety d'avoir su saisir cette occasion de dominer un tracé qui était à l'avantage de l'Américain.

«Il n'y avait pas beaucoup de descente là-dedans, c'était virage après virage, a noté le Norvégien. Je l'ai regardé skier et il m'a impressionné. Je l'ai vu prendre plus de risques que tous les autres et parfois, c'est ce qu'il faut faire.

«J'ai pris beaucoup de risques et j'ai commis une légère erreur à la fin, a ajouté Svindal. Les conditions étaient correctes, mais pas idéales. Dans cette luminosité, tu ne vois pas les bosses. Je suis satisfait. Ted a très bien fait, il aurait également connu une bonne course avec le dossard no 22.»

Les Championnats du monde se poursuivront avec des descentes d'entraînement chez les hommes et les femmes, jeudi. La prochaine épreuve officielle, le super-combiné féminin, aura lieu vendredi.

PLUS:pc