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Syrie: toutes les prisonnières doivent être libres d'ici dimanche (chef de l'opposition)

06/02/2013 01:07 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Le chef de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, a exigé mercredi la libération d'ici dimanche de toutes les prisonnières détenues par le régime, à défaut de quoi il retirerait son offre de dialogue avec Damas.

"Il faut relâcher les prisonnières avant dimanche prochain. Si, ce jour là des informations crédibles révèlent qu'il y a encore une seule femme en prison en Syrie, je considère que le régime a refusé mon initiative", a-t-il prévenu dans un entretien au service arabe de la BBC.

Le 30 janvier, M. Khatib avait affirmé qu'"en signe de bonne volonté", il était "prêt à des discussions directes avec des représentants du régime syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul", avec toutefois comme principale condition, la libération des "160.000 détenus" dans le cadre du soulèvement contre le régime.

M. Khatib a par ailleurs accusé l'Iran d'avoir fait pression sur le régime pour qu'il refuse de désigner le vice-président Farouk al-Chareh comme négociateur avec l'opposition, comme il l'avait proposé.

"Malheureusement, le pouvoir en Syrie s'en remet aux Iraniens dans ces décisions, et ces derniers ont refusé ma proposition de choisir Farouk al-Chareh comme négociateur", a-t-il ajouté.

"J'insiste pour que Chareh soit le négociateur, car c'est un homme sincère qui essaie de sortir le pays de la crise. Je veux négocier avec lui", a-t-il souligné.

Ahmed Moaz al-Khatib avait proposé lundi d'ouvrir des négociations avec Farouk al-Chareh comme représentant du régime de Damas pour chercher une issue au conflit meurtrier qui déchire la Syrie depuis bientôt deux ans.

Il s'est défendu face aux critiques du Conseil national syrien (CNS, principal composante de l'opposition) qui avait affirmé mardi que sa rencontre samedi à Munich avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, était "un coup de poignard dans le coeur de la révolution syrienne".

"Lors de ma rencontre avec Salehi, je lui a fait part de la colère des Syriens sur la manière dont l'Iran se comporte dans la crise syrienne. On ne veut pas que le conflit devienne un conflit sunnite-chiite dans la région", a-t-il dit.

rd/sk/feb

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