Robert Naylor: l'acteur de «19-2» est beaucoup plus qu'un jeune délinquant (ENTREVUE)

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ROBERT NAYLOR
Robert Naylor dans une scène de 19-2. (Photo: courtoisie Radio-Canada) | Courtoisie Radio-Canada

On l’a vu personnifier un jeune écorché vif dans le film 10½ et il reprend pour une deuxième saison son rôle de Théo, le fils de Nick Berrof (Réal Bossé) dans 19-2, sur les ondes de Radio-Canada. Deux ans après les premières péripéties des patrouilleurs du poste 19, son personnage a grandi et entre de plain-pied dans la crise d’adolescence, ce qui entraîne quelques prises de bec salées avec son paternel bourru. Mais qu’on ne s’y méprenne pas; malgré l’étiquette qui pourrait lui être accolée, Robert Naylor ne veut pas interpréter les garçons rebelles et colériques toute sa vie.

«Il y a toujours une crainte quand je sélectionne mes projets», avoue l’acteur de 16 ans. «C’est une peur réaliste, je crois. Je me souviens de m’être fait proposer, il y a environ un an et demi, un autre rôle-titre exactement dans le même genre, mais j’ai refusé; je trouvais que ça ne se faisait pas, deux films de suite dans le même registre, la même atmosphère… Je ne veux pas qu’on pense que Robert Naylor est le jeune délinquant de service. C’est un type populaire à la télévision et au cinéma. Ceci dit, si je jouais dans une comédie, je ne crois pas que les gens rejetteraient ma proposition.»

Car effectivement, le comédien a beaucoup plus à offrir. Parfaitement bilingue, il lorgne déjà du côté de Hollywood où un agent travaille depuis deux ans à lui dénicher des contrats. Après avoir fait ses classes dans des téléséries et des longs-métrages anglophones, comme Being Human, Bullet In The Face et Immortals, Robert Naylor se sent prêt à véritablement lancer sa carrière chez nos voisins du sud. Déjà, il effectue de courts allers-retours à Los Angeles, et il compte s’établir là-bas pendant un plus long moment sitôt son secondaire terminé, l’été prochain.

«Je filme mes auditions ici et j’envoie mes démos là-bas», explique-t-il. «Ça n’aurait pas de sens de me rendre à Los Angeles pour des rencontres de 30 minutes. Le processus est ordinaire. Mais tout y est tellement plus gros qu’ici, il y a tellement de gens… C’est bien d’envoyer une vidéo, mais ce n’est jamais comme être sur place. Voilà pourquoi je voudrais aller passer quelques mois là-bas.»

Descente dans les ténèbres

Lundi dernier, les téléspectateurs de 19-2 ont vu – et entendu – un Théo vindicatif reprocher à son père, en hurlant, de «crier et de casser tout, tout le temps». Sans s’avancer sur les intrigues à venir, Robert Naylor affirme que la relation parent-enfant entre les deux hommes prendra, cet hiver, une nouvelle direction. Toujours aussi tourmenté, Nick Berrof entraînera certains membres de son entourage avec lui dans sa colère, avec les conséquences qu’on imagine.

«On l’a vu dans les deux premiers épisodes: Nick commence à descendre dans les ténèbres et il emmène son fils là-dedans», illustre Robert. «Ce sera intéressant. Mon personnage a un peu plus de jus, cette saison. La première année, il avait une présence quelconque, mais là, j’ai vraiment quelque chose à jouer.»

Sur le plateau de tournage de la série la plus acclamée de l’heure, Robert Naylor a renoué avec Podz, le réalisateur qui lui a donné sa première grande chance devant la caméra en lui confiant le rôle pivot de 10½, lorsqu’il n’avait que 12 ans. Lui qui ne s’était jusque-là imvestit que dans quelques publicités a alors découvert un univers fascinant dans lequel il aimerait évoluer toute sa vie. L’adolescent s’est lui-même proposé pour joindre la distribution de 19-2 lorsqu’il a su qu’un gamin de son âge faisait partie de l’éventail des personnages. Avec Réal Bossé, son partenaire de jeu dans la majorité de ses scènes, il a développé une grande complicité, qu’il partage également avec Podz.

«C’est très naturel, quand on se parle tous les trois. Podz est bon avec les acteurs dans le sens où, si on lui propose de changer des choses, il comprend que c’est probablement pour le mieux. C’est en discutant qu’on améliore le produit, et il le sait. Et, avec Réal, on échange beaucoup sur l’atmosphère de la scène avant de tourner.»

Études et musique

Quand il ne s'éclate pas sous les projecteurs du petit ou du grand écran, Robert Naylor n’est pas tellement différent de ses camarades qu’il côtoie tous les jours sur les bancs d’école où il s’applique présentement à conclure son secondaire 5 en beauté. Même si, l’admet-il sans gêne, il commence à «s’emmerder un peu» et à se sentir enfermé». Il a déjà accumulé la majorité des crédits nécessaires à son entrée au collégial, et les matières qu’il lui reste à compléter, comme l’histoire, ne lui posent aucune difficulté. Habitué d’alterner entre ses activités scolaires et les plateaux de tournage et de doublage – il fait souvent des voix pour la radio ou pour des dessins animés – le jeune adulte aspire donc à un peu plus de liberté. Voilà pourquoi, l’an prochain, il ne fréquentera le cégep qu’à temps partiel dans un programme de sciences politiques.

«Je suis passionné par le monde», indique celui qui semble résolument un artiste dans l’âme. «Les sciences pures ne m’intéressent pas du tout. Je suis fasciné par la civilisation, la façon dont on interagit entre nous. Je crois que c’est un domaine qui peut m’enrichir comme personne et dans lequel il y a beaucoup à apprendre. Pour l’instant, c’est important pour moi de poursuivre mes études, parce que je ne crois pas que ce serait intelligent de sortir de l’école et de n’avoir rien de stable dans la vie. Si tout va mal, je pourrai toujours me dire qu’il y aura quand même quelque chose, chaque lundi, de 9h à 17h. Ça me donne un peu de structure et trois ou quatre cours par semaine, ce n’est pas trop.»

Le reste de son temps, le Montréalais d’origine le consacre à l’écriture et la production de musique électronique, une autre de ses passions. Si ce loisir ne faisait encore office que de passe-temps pour lui il y a à peine quelques mois, Robert Naylor songe aujourd’hui à commercialiser ses pièces, qu’il compose et mixe en solo.

Enfin, pour les demoiselles qui se posent la question: non, le beau jeune homme au regard de braise n’est pas célibataire. «Non… Ça fait cinq mois», se contente-t-il de laisser tomber, sourire timide aux commissures des lèvres. Celles – et ceux – qui voudraient néanmoins échanger avec lui peuvent le faire via Twitter, où Robert se dit «très actif, en français et en anglais».

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