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USA: la Réserve fédérale à son tour attaquée par des pirates informatiques

06/02/2013 02:11 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT
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WASHINGTON, DC - DECEMBER 12: The seal of the Federal Reserve is on display as Chairman Ben Bernanke holds a press conference following a Federal Open Market Committee meeting at the Federal Reserve Bank headquaters December 12, 2012 in Washington, DC. The Federal Reserve announced it would continue its monthly purchase of $85 million in Treasury bonds and mortgage-backed securities until the outlook for the labor market improves. (Photo by Chip Somodevilla/Getty Images)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a indiqué mercredi que son système informatique avait été piraté mais que l'incident n'avait pas affecté les "opérations essentielles" de la banque.

Cette annonce intervient quelques jours après que le groupe de pirates informatiques Anonymous a affirmé avoir publié des données personnelles de quelque 4 000 banquiers obtenues, selon lui, via la Fed.

"La Réserve fédérale est consciente que des informations ont été obtenues (de son système informatique) à l'occasion d'une faille temporaire du site internet d'un fournisseur de produit", a précisé à l'AFP dans un communiqué un porte-parole de la banque centrale américaine.

"Cette faille a été réglée peu après sa découverte et ne pose désormais plus problème. L'incident n'a pas affecté les opérations essentielles de la Réserve fédérale", a-t-il ajouté.

Lundi, un compte Twitter lié aux pirates d'Anonymous, appelé Operation Last Resort, a annoncé dans un tweet avoir obtenu et publié des "dOx" (documents) de "4k" (4 000) banquiers "via la Fed".

Le groupe a expliqué avoir agi en réaction au suicide le mois dernier d'Aaron Swartz, un jeune informaticien américain, défenseur de la liberté de circulation des données sur internet, qui était accusé d'avoir téléchargé illégalement des millions d'articles scientifiques qu'il projetait de mettre à disposition gratuitement. "Cette tragédie doit être le signal pour réformer les lois contre la criminalité sur internet et (changer) des procureurs bien trop zélés", a-t-il ajouté.

Lundi, le département américain de l'Energie avait reconnu avoir été attaqué en janvier par des pirates informatiques qui lui ont volé des informations sur ses salariés et des sous-traitants, mais pas d'informations classifiées.

Cette annonce s'ajoute à une récente série d'intrusions dans les ordinateurs de plusieurs médias américains --New York Times, Washington Post, Wall Street Journal-- et du réseau social Twitter, attribuées à la Chine.

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