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Libye: la commission qui rédigera la Constitution sera élue par le peuple (officiel)

06/02/2013 09:49 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

L'Assemblée nationale libyenne a annoncé mercredi avoir voté en faveur de l'élection au suffrage direct de la commission chargée de la rédaction de la Constitution.

"La décision a été prise après le vote d'une majorité de 87 voix sur 97 députés présents lors de la session plénière", a déclaré Omar Hmidan porte-parole du l'Assemblée.

"Le Congrès général national (CGN) formera prochainement une commission chargée de restructurer la Commission électorale qui sera chargée de superviser l'élection de la commission constituante", a-t-il indiqué.

La commission chargée de la rédaction de la Constitution doit être composée de 60 membres représentant à égalité les trois régions historiques de la Libye - la Cyrénaïque (est), le Fezzan (sud) et la Tripolitaine (ouest).

"La décision de l'Assemblée est conforme à notre position", a déclaré à l'AFP le président du Parti pour la Justice et la Construction (JPC), issu des Frères musulmans, Mohamed Sawan.

Il a estimé que l'"élection de la commission constituante est de nature à apporter la stabilité au pays, à travers un consensus entre les différents acteurs du pays", appelant l'Assemblée à accélérer la formation d'une haute commission électorale afin de "doter rapidement le pays d'une Constitution".

Début janvier, des députés de la principale coalition libérale qui dispose de 39 des 80 sièges réservés aux partis politiques au sein du CGN de 200 membres, ont boycotté les séances de l'Assemblée pour protester contre le retard pris dans la formation de la commission constituante. La coalition réclamait une commission constituante élue.

Le texte constitutionnel devra aborder des questions clé allant du système de gouvernement, à la langue officielle du pays en passant par le statut des femmes et des minorités et le rôle de la loi islamique (charia).

La décision prise par le CGN intervient au moment où les autorités, critiquées pour leur incapacité à mener des réformes, font face à des appels à manifester le 15 février.

yba/ila/feb

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