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L'enquête sur le Boeing 787 prendra encore "des semaines" (NTSB)

06/02/2013 10:53 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

L'enquête pour déterminer l'origine de deux incendies de batteries sur des Boeing 787 devrait durer des semaines, a estimé mercredi la présidente de l'autorité aérienne américaine (NTSB), Deborah Hersman, lors d'une conférence de presse.

"Il va falloir probablement encore des semaines avant d'être en mesure de dire aux gens ce qui s'est passé et ce qui doit être changé" sur le 787, le dernier long-courrier en date de Boeing, également surnommé le Dreamliner, a dit Mme Hersman.

Les 50 Boeing 787 en circulation dans le monde n'ont plus le droit de décoller depuis le 16 janvier en attendant que la sûreté de leurs batteries et systèmes électriques soit garantie, en raison de deux incendies de batteries survenus sur ces avions ces dernières semaines, l'un au Japon et l'autre aux Etats-unis.

La présidente de la NTSB a expliqué que les enquêteurs américains procédaient "avec beaucoup de soin" pour trouver la cause de l'incendie de la batterie lithium-ion le 7 janvier sur un 787 de Japan Airlines (JAL) sur le tarmac de l'aéroport de Boston.

Elle a souligné que l'enquête se focalisait particulièrement sur des courts-circuits et une envolée des températures, et sur une réaction chimique incontrôlée ayant entraîné ces surchauffes.

"Nous ne nous attendions pas à de tels facteurs dans une batterie toute neuve", a-t-elle fait remarquer.

La NTSB va tenir une conférence de presse jeudi à 11H00 (16H00 GMT) pour donner les derniers détails sur l'enquête, a précisé Mme Hersman.

Les autorités japonaises avaient indiqué mardi que les huit éléments (cellules) composant la batterie lithium-ion du Boeing 787 d'All Nippon Airways (ANA), qui a brûlé le 16 janvier au Japon, avaient été fortement endommagés par une surchauffe incontrôlable, mais que l'origine de l'incident demeurait inconnue.

La maintien au sol de la flotte mondiale de 787 met en difficulté les compagnies clientes, forcées d'annuler des centaines de vols.

La compagnie japonaise All Nippon Airways (ANA), celle qui détient le plus de Dreamliners (17 au total) a annulé 368 nouveaux vols d'ici la fin février, après déjà 838 annulations depuis le 16 janvier.

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