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Le pétrole ouvre en baisse à New York avant les stocks de brut américains

06/02/2013 09:38 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole reculaient nettement en début de séance à New York mercredi, les opérateurs s'attendant à ce que les autorités américaines fassent état d'une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Vers 14H20 GMT, le baril de référence pour livraison en mars perdait 1,24 dollar, à 95,40 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Alors que la production pétrolière aux Etats-Unis est en pleine expansion, "on fait encore face à des problèmes d'oléoducs et de raffineries qui devraient conduire à une augmentation des réserves de brut" a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le département américain de l'Energie (DoE) -- dont le rapport hebdomadaire est considéré comme un baromètre de la consommation énergétique américaine -- devrait de fait faire état d'une hausse de 2,9 millions de barils des réserves de brut sur la semaine achevée le 1er février.

Les stocks américains d'essence sont quant à eux attendus en hausse de 900.000 barils, et les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) en recul de 600.000 barils.

Les courtiers s'inquiètent particulièrement des problèmes d'engorgement à Cushing, le principal terminal pétrolier des Etats-Unis (dans l'Oklahoma, sud), où les stocks de brut ne cessent de gonfler ces derniers mois faute de moyens d'acheminement suffisants vers les complexes de raffineries de la côte du Golfe du Mexique.

La remise en route de l'oléoduc Seaway début janvier devait en partie régler cette congestion mais "de nouveaux problèmes apparus sur la canalisation ne devraient pas se régler avant la fin de l'été", a noté Robert Yawger, de Mizuho Securities.

Le prix du brut pâtit également du "début de la saison de maintenance des raffineries", selon Matt Smith, de Schneider Electric.

Le marché du pétrole fait aussi les frais, selon l'analyste, d'une perte d'appétit des investisseurs pour le risque, illustrée par le recul des contrats à terme des principaux indices de Wall Street ou par la remontée de la valeur refuge que constitue le dollar.

Le renchérissement du billet vert rend moins attractifs les achats de brut libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

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