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Le dialogue national au Yémen fixé au 18 mars

06/02/2013 09:42 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Le dialogue national entre les forces politiques au Yémen, retardé maintes fois et censé préparer des élections générales, a été fixé au 18 mars, a annoncé mercredi l'agence officielle Saba.

Ce national est prévu par l'acccord de transition en vertu duquel l'ancien président contesté Ali Abdallah Saleh a remis le pouvoir à son ancien vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi en février 2012, après plus d'un an de contestation dans la rue réclamant son départ.

M. Hadi a été élu président pour une période de deux ans s'achevant en février 2014 mais il se heurte à des difficultés dans la mise en application de l'accord de transition, en raison de l'insécurité dans le pays où Al-Qaïda a renforcé sa présence et où les partisans de M. Saleh restent influents.

Le dialogue vise à élaborer une nouvelle Constitution et à préparer des élections législatives et présidentielle en février 2014, à la fin de la période intérimaire.

Le président yéménite a appelé "toutes les forces nationales à participer" à ce dialogue et à nommer leurs représentants pour cette réunion censée regrouper tous les mouvements et forces politiques et les représentants de la société civile.

Selon lui, ce forum constituera "une occasion historique pour s'entendre sur le Yémen de demain".

Le dialogue aurait dû démarrer plus tôt mais certaines parties, notamment des factions du sud du pays, étaient réticentes à y participer.

Le courant dur au sein des autonomistes sudistes, qui réclament l'indépendance du Sud, demeure hostile à ce dialogue mais d'autres factions plus modérées ont finalement accepté d'y prendre part.

Parmi les participants au dialogue figurent en principe le parti de la Rencontre commune (ex-opposition) regroupant le puissant parti islamiste al-Islah et le parti socialiste yéménite, ainsi que le Congrès populaire général (CPG, ex-parti au pouvoir) toujours dirigé par M. Saleh.

Les représentants des rebelles zaïdites chiites, qui contrôlent une partie du nord du Yémen, ont également accepté d'y participer.

Le Yémen est le seul des pays du Printemps arabe où le soulèvement populaire en 2011 a abouti à un départ négocié du président en vertu d'un accord parrainé par les monarchies arabes du Golfe.

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU avaient effectué une visite exceptionnelle le 27 janvier à Sanaa pour apporter leur soutien à M. Hadi.

Dans une déclaration à l'AFP mardi, la Yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix, a mis en garde contre l'effondrement du processus de transition et réclamé l'interdiction de politique de M. Saleh en raison de sa capacité de nuisance.

wak-at/tp

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