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Le Canada veut pouvoir retirer la citoyenneté pour cause de "terrorisme"

06/02/2013 12:48 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT
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OTTAWA (AFP) - Le gouvernement d'Ottawa s'est dit favorable mercredi à une proposition de loi d'un député qui veut retirer la citoyenneté canadienne aux personnes naturalisées coupables de "terrorisme", au lendemain de l'annonce de la participation d'un Canadien dans un attentat anti-israélien.

"Nous devrions envisager la possibilité de révoquer la citoyenneté aux Canadiens binationaux (coupables) d'actes de terrorisme", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre de l'Immigration Jason Kenney.

Il commentait la participation d'un Canadien à l'attentat anti-israélien perpétré à Bourgas, en Bulgarie, qui avait fait six morts et une trentaine de blessés en juillet dernier.

Sofia a désigné mardi le mouvement libanais chiite Hezbollah comme en étant à l'origine, affirmant que les deux principaux auteurs "possédaient des passeports de l'Australie et du Canada".

Cette affaire est survenue quelques jours après que l'Algérie eut affirmé que deux Canadiens avaient pris part à la prise d'otage sanglante d'In Amenas.

"Je ne vois pas quelle raison serait plus évidente pour priver quelqu'un (de sa citoyenneté) que la participation à des actes de terrorisme", a fait valoir le ministre conservateur.

Rappelant que la loi canadienne ne permettait pas en l'état de destituer un Canadien de sa citoyenneté, M. Kenney a dit regarder avec beaucoup d'intérêt le projet de loi en ce sens présenté par un député -et non le gouvernement- et qui doit être étudié par la Chambre des Communes mercredi.

En outre, il a donné des détails sur le parcours de l'auteur présumé de l'attentat de Bourgas. Arrivé au Canada à l'âge de 8 ans, celui-ci avait été naturalisé "trois ou quatre plus tard" et avait quitté le pays pour retourner avec sa famille dans son pays d'origine, le Liban.

"Nous croyons que c'est probablement un Canado-Libanais qui n'a pas vécu ici de manière permanente depuis l'âge de 12 ans", a insisté M. Kenney.