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HRW critique la lenteur des réformes en Libye en 2012

06/02/2013 10:48 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

Human Rights Watch (HRW) a critiqué mercredi la lenteur des réformes en Libye et appelé les autorités à prendre sous leurs responsabilités des milliers de personnes encore détenues par des milices.

"La Libye est toujours en proie à de graves violations des droits de l'Homme", souligne l'ONG basée à New York, dans son rapport annuel sur la Libye présenté mercredi à Tripoli.

Elle évoque notamment "les arrestations arbitraires, la torture et les décès en détention, près d'un an et demi après le renversement de Mouammar Kadhafi".

La Libye a fait de "grands progrès" en 2012, observe Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à HRW, citant notamment l'organisation d'élections en juillet 2012 et la formation d'un nouveau gouvernement "engagé à promouvoir les droits de l'Homme".

Il souligne toutefois que "les autorités doivent s'attaquer d'urgence aux énormes défis" auxquels fait face le pays, dans le domaine des droits de l'Homme notamment.

M. Stork relève le fait que de "nombreux Libyens continuent de souffrir de violations commises par le gouvernement et par les milices qui opèrent hors la loi".

Selon HRW, le gouvernement reconnaît qu'environ 8.000 personnes sont détenues en Libye, mais que seulement 5.600 sont détenues dans des locaux contrôlés "dans une certaine mesure" par les autorités.

"Plusieurs autres milliers sont détenus illégalement par les diverses milices", a ajouté HRW dans son rapport, soulignant "la nécessité de placer tous les détenus sous le contrôle du gouvernement" et l'accélération des procédures judiciaires.

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Mouammar Kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW.

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011.

ila/feb

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