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Exposition de soldats à de l'uranium : « peu probable », conclut un rapport

06/02/2013 04:33 EST | Actualisé 07/04/2013 05:12 EDT

Une enquête commandée par Ottawa dans la foulée de la grève de la faim menée par l'ex-soldat Pascal Lacoste conclut qu'il est peu probable que des militaires canadiens aient été exposés à des concentrations d'uranium appauvri pouvant constituer un danger pour leur santé.

Dans un rapport de 60 pages, un comité composé de cinq experts a jugé que les études réalisées auprès des cohortes militaires n'attestaient pas « de manière constante » que des effets néfastes pour la santé peuvent être attribués à l'uranium appauvri.

L'ex-soldat Pascal Lacoste avait entamé en novembre 2011 une grève de la faim devant les bureaux de circonscription du ministre des Anciens combattants, Steven Blaney, à Lévis.

M. Lacoste exigeait du gouvernement fédéral qu'il reconnaisse que lui et d'autres anciens frères d'armes avaient été intoxiqués à l'uranium appauvri lors de missions à l'étranger.

L'ancien militaire affirmait que son état de santé se dégradait sans cesse depuis son exposition à l'uranium appauvri lors d'une mission en Bosnie-Herzégovine, pendant le conflit aux Balkans dans les années 1990.

Or, selon le comité, la seule situation dans laquelle les militaires canadiens auraient été exposés de façon « importante » à l'élément radioactif remonte à 1991, lorsqu'un incendie d'un entrepôt de munitions à l'uranium appauvri s'était déclaré au camp Doha, au Koweït, où les troupes canadiennes étaient stationnées lors de la guerre du Golfe.

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