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Dossier Nicole Ryan: la Nouvelle-Écosse veut une enquête

06/02/2013 02:42 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

HALIFAX - Le ministre de la Justice de Nouvelle-Écosse demande à la Commission des plaintes du public contre la GRC d'enquêter sur la façon dont la police fédérale a accueilli les nombreuses dénonciations d'une femme qui se disait victime de violences conjugales, avant d'en venir à embaucher un tueur à gages pour exécuter son époux.

Ross Landry a annoncé qu'il porterait le dossier à l'attention de l'organisme de surveillance de la Gendarmerie royale du Canada. Selon le ministre, la population a exprimé le souhait qu'une enquête indépendante soit menée sur le travail des policiers dans le dossier de Nicole Ryan.

Selon le ministre Landry, les victimes de violence conjugale doivent savoir qu'ils peuvent compter sur la police pour les aider.

Dans un arrêt rendu le 18 janvier dernier, la Cour suprême du Canada a dénoncé le comportement de la GRC, qui n'a pas protégé Mme Ryan malgré ses multiples appels à l'aide. Dans un geste exceptionnel, le plus haut tribunal du pays a ordonné l'arrêt des procédures contre Mme Ryan.

Agressée par son mari qui menaçait d'ailleurs de la tuer, ainsi que sa fille, Nicole Ryan a voulu engager un tueur à gages pour se débarrasser de son conjoint en échange de 25 000 $. Mais sans le savoir, l'homme qu'elle avait voulu embaucher était un agent d'infiltration de la GRC.

Le plus haut tribunal au pays a jugé «préoccupant» le fait que les policiers de la GRC aient préféré orchestrer une telle opération au lieu de s'intéresser au «régime de terreur» qu'avait installé l'époux de Mme Ryan.

À la suite d'une enquête interne réalisée après ce jugement, la GRC a conclu que ses agents avaient bien agi dans ce dossier.

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