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Des violents combats secouent le nord-est de la capitale syrienne

06/02/2013 11:16 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - De violents affrontements ont éclaté mercredi à Damas, alors que les forces gouvernementales tentaient de repousser une nouvelle tentative des rebelles pour déplacer la guerre civile au coeur de la capitale syrienne, ont annoncé des militants de l'opposition.

Ailleurs en Syrie, l'explosion de deux véhicules piégés a tué au moins 19 responsables de la sécurité.

Les combats à Damas sont les plus intenses à frapper la capitale depuis plusieurs semaines. Le son des tirs et des explosions provenant du pilonnage de l'armée sur les zones rebelles pouvait être entendu dans la plupart des quartiers de la ville.

Des vidéos mises en ligne par des militants de l'opposition montraient des tirs d'obus sur des secteurs rebelles de l'est de Damas, recouverts d'épais nuages de fumée noire.

Les troupes gouvernementales ont bloqué la circulation à une intersection stratégique du nord-est de la ville et dans plusieurs autres rues des environs.

Damas n'a pas connu les mêmes violents affrontements que les autres villes syriennes comme Alep et Homs, où des quartiers entiers ont été détruits. Bien que le gouvernement ait perdu le contrôle de ces villes, il tient toujours fermement la capitale, malgré les tentatives des rebelles de prendre le centre de la ville à partir de leurs enclaves autour de Damas.

La plupart des combats de mercredi se concentraient dans le quartier Jobar, dans le nord-est de la capitale, traversé par la route périphérique qui entoure Damas. Les rebelles, qui contrôlent le secteur à l'est de la route, ont lancé des attaques contre des postes de contrôle de l'armée à l'ouest pour tenter de prendre le contrôle de l'artère, l'une des plus importantes de la capitale.

Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdul-Rahman, a expliqué que les tirs d'artillerie sur les quartiers Jobar et Qaboun s'inscrivait dans une offensive plus large du gouvernement contre les localités de la périphérie de la capitale qui sont des bastions de l'opposition depuis le début du soulèvement contre le président Bachar el-Assad, en mars 2011.

Un responsable gouvernemental a indiqué que l'armée pourchassait les rebelles dans les banlieues de Harasta, Sbeineh et Jober. Ce responsable a réclamé l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à s'adresser aux journalistes.

L'Observatoire a également rapporté deux attentats à la voiture piégée à Palmyre, une ville ancienne du centre de la Syrie. L'un des attentats visait la branche locale de l'agence syrienne de renseignement militaire et a tué au moins 19 membres de la sécurité, en plus de faire un nombre indéterminé de blessés.

Un autre attentat à la voiture piégée, apparemment coordonné avec le premier, a visé un autre bâtiment de la sécurité dans la même ville. Huit civils ont été blessés dans les tirs et les explosions qui ont suivi les deux attaques, selon l'Observatoire.

L'agence de presse officielle syrienne a rapporté l'attaque, mais a affirmé que deux kamikazes avaient déclenché leur charge explosive près d'un garage, faisant un nombre non précisé de morts et de blessés.

Les attentats n'ont pas été revendiqués.

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