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Les détenus de la prison de Hull ont levé leur barricade

06/02/2013 12:05 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT
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Les détenus de la prison de Hull, qui s'étaient barricadés dans l'aide à sécurité maximale, ont levé leur barricade peu de temps avant 18 h, mercredi.

Les 16 détenus refusaient depuis 9 h 30 de réintégrer leur cellule. Les gardiens de prison avaient verrouillé les portes du secteur pour empêcher les détenus de circuler ailleurs dans la prison.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), le sergent Marc Tessier, a confirmé que les détenus s'étaient rendus de manière pacifique, sans aucune revendication.

Il a ajouté que les enquêteurs rencontreront chacun des détenus individuellement.

Les prisonniers ont causé des dommages importants aux tables et aux portes de l'aile où ils s'étaient barricadés.

Pendant l'incident, les détenus ont bloqué les fenêtres et obstrué les caméras de surveillance dans le secteur.

Des négociateurs de la SQ de Montréal étaient arrivés sur place en début d'après-midi afin de tenter de résoudre le conflit.

Aucun agent correctionnel n'a été pris en otage ni n'a été blessé.

Les autres détenus du centre de détention ont été confinés à leur cellule par mesure de sécurité.

Les policiers de Gatineau avaient érigé un poste de commandement à la prison. Des agents assuraient également la sécurité à l'extérieur de bâtiment.

Surpopulation carcérale

Les problèmes de surpopulation à la prison de Hull ont souvent fait les manchettes au cours des derniers mois. Des détenus doivent dormir sur des matelas au sol alors qu'ils partagent à trois une cellule qui est prévue pour deux détenus.

Le syndicat des agents correctionnels dénonce lui aussi le problème depuis plusieurs années.

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a déjà reconnu que la situation n'est pas parfaite à la prison de Hull, mais il a soutenu qu'un établissement carcéral n'est pas un hôtel.

Il a rappelé que les problèmes pouvaient s'aggraver avec l'approche du gouvernement conservateur qui mise sur des peines d'emprisonnement plus sévères.