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De nouveaux affrontements font 10 blessés au Bangladesh

06/02/2013 12:30 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

DACCA, Bangladesh - Policiers et manifestants se sont affrontés dans les rues de la capitale du Bangladesh, Dacca, pour une deuxième journée consécutive mercredi, dans la foulée de la condamnation d'un leader islamiste pour crimes de guerre.

Plus d'une vingtaine de petites bombes artisanales auraient aussi explosé dans le nord du pays, sans faire de blessé.

Une dizaine de personnes auraient toutefois été blessées lors des violences qui ont éclaté près de Dacca. La veille, quatre personnes avaient été tuées et des dizaines d'autres blessées lors d'affrontements.

Les violences ont commencé quand le plus important parti islamiste du pays, Jamaat-e-Islami, a ordonné la tenue d'une grève nationale pour dénoncer la condamnation de son leader, Abdoul Quader Mollah.

Des images diffusées à la télévision ont montré des manifestants lançant des pierres aux policiers. Ceux-ci ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc dans le quartier de Narayanganj, près de Dacca, faisant au moins 10 blessés.

Des politiciens de l'opposition et des groupes de défense des droits de la personne ont remis en question l'impartialité de la sentence. Ils ont notamment souligné la disparition, à l'extérieur du tribunal, d'un témoin qui s'apprêtait à témoigner pour la défense de M. Mollah.

Abdoul Quader Mollah a été condamné à la prison à vie pour des gestes commis pendant la guerre d'indépendance du Bangladesh, en 1971. Il a été reconnu coupable d'avoir tué une famille de 11 personnes et d'avoir aidé l'armée pakistanaise à tuer 369 autres personnes. Cinq autres leaders de Jamaat-e-Islami sont aussi accusés dans cette affaire.

Le tribunal a été mis sur pied par le gouvernement de la première ministre Sheikh Hasina en 2010. Jamaat-e-Islami, un allié important du leader de l'opposition Khalid Zia, affirme que les procès ont des motivations politiques. M. Zia, un ancien premier ministre, a qualifié le processus judiciaire de farce.

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