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Accusée de plagiat, la ministre allemande de l'Éducation refuse de démissionner

06/02/2013 11:27 EST | Actualisé 08/04/2013 05:12 EDT

BERLIN - La ministre allemande de l'Éducation n'a aucune intention de démissionner, même si une université vient de lui retirer son doctorat en raison de plagiat.

Annette Schavan a prévenu qu'elle entend contester cette décision. Elle devient la deuxième membre du gouvernement de la chancellière Angela Merket à perdre un doctorat pour plagiat. L'ancien ministre de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, avait démissionné en 2011 après qu'il ait été révélé qu'il avait copié de grandes portions de sa thèse.

Les politiciens de l'opposition estiment que Mme Schavan ne peut demeurer en poste comme ministre de l'Éducation.

L'université Heinrich Heine, à Dusseldorf, a voté mardi en faveur du retrait du doctorat octroyé à Mme Schavan en 1980. Une enquête avait été ouverte après qu'un blogueur anonyme ait lancé des allégations de plagiat.

Mme Schavan se trouvait en Afrique du Sud mercredi. Elle a indiqué qu'elle n'accepte pas la décision de l'université et qu'elle entend la contester devant les tribunaux.

Le directeur du comité qui a voté, à 12 contre 2, en faveur du retrait du doctorat a expliqué que la thèse de Mme Schavan contient de nombreux extraits non attribués provenant d'autres textes. La ministre aurait également omis de citer correctement les ouvrages mentionnés en bas de page ou dans sa bibliographie.

Le comité en est venu à la conclusion qu'elle a intentionnellement et systématiquement tenté de s'approprier le travail d'autres chercheurs.

Les doctorats sont extrêmement bien vus en Allemagne. L'utilise frauduleuse du titre de docteur est passible d'une amende ou d'une peine d'un an de prison.

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