Au Canada, la tranche de 1% des habitants les plus riches se partageait 10,6% des revenus du pays en 2010, a indiqué lundi l'institut canadien de la statistique.

C'est plus qu'il y a trente ans, quand les plus aisés touchaient 7% des revenus totaux du pays, mais moins qu'en 2006, où cette proportion avait atteint un sommet à 12,1%, a précisé Statistique Canada dans une étude.

En 2010, pour figurer parmi ce 1% de la population qui gagne le plus, il fallait encaisser au minimum 201 400 dollars canadiens par an. C'était le cas de 254 700 Canadiens, dont le revenu médian était 10 fois plus élevé que celui du reste de la population, alors qu'il ne l'était que de sept fois en 1982.

Ce revenu provient plus du travail que d'investissements fincanciers, note Statistique Canada.

L'étude montre par ailleurs que la proportion des femmes parmi les fortunes du pays a presque doublé depuis 1982, celles-ci représentant 21% du total en 2010.

Cette même année, les contribuables de ce palier supérieur de 1% payaient 21,2% des impôts versés aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du pays, soit moins qu'en 2007 (23,3%) mais beaucoup plus qu'il y a trente ans (13,4%).

Ces contribuables habitaient, pour 92% d'entre eux, dans les quatre provinces les plus riches du pays: l'Ontario, le Québec, l'Alberta et la Colombie-Britannique.

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  • 8: Québec: 22 %

  • 8: Québec: 22 %

    Avec une hausse de 22 % de l'écart entre les plus riches et les plus pauvres, la ville de Québec enregistre la plus faible croissance des inégalités parmi les grandes villes canadiennes. Toutefois, Québec a enregistré une baisse de revenus dans 6 quartiers sur 10 entre 1980 et 2005, l'une des plus importante au pays.

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

  • 7: Winnipeg: 31,5 %

    Winnipeg a enregistré une hausse de 31,5 % de l'écart entre riches et pauvres entre 1980 et 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus fondre de 7,6 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 6: Montréal: 34 %

  • 6: Montréal: 34 %

    L'écart entre riches et pauvres à Montréal a grimpé de 34 % à Montréal de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 24 %.

  • 5: Vancouver: 36,5 %

  • 5: Vancouver: 36,5 %

    L'écart entre riches et pauvres à Vancouver a grimpé de 36,5 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 10,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 26 %.

  • 4: Ottawa: 37 %

  • 4: Ottawa: 37 %

    L'écart entre riches et pauvres à Ottawa a grimpé de 37 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu néanmoins leurs revenus grimper de 1,3 %, mais les 10 % les plus riches ont enregistré une hausse de revenus de 36 %.

  • 3: Edmonton: 39 %

  • 3: Edmonton: 39 %

    L'écart entre riches et pauvres à Edmonton a grimpé de 39 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 7,8 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 31,5 %.

  • 2: Toronto: 68 %

  • 2: Toronto: 68 %

    L'écart entre riches et pauvres à Toronto a grimpé de 68 % de 1980 à 2005. Les plus pauvres ont vu leurs revenus baisser de 5,5 %, tandis que les 10 % les plus riches enregistraient une hausse de revenus de 62,5 %.

  • 1: Calgary: 81 %

  • 1: Calgary: 81 %

    Avec une hausse de écart entre riches et pauvres de 81 %, Calgary remporte la palme de la ghettoïsation. Selon les chercheurs, la hausse des revenus dans les quartiers les plus riches n'a pas entraîné les quartiers les plus pauvres vers de meilleurs revenus.