Le Canada a évacué le personnel non essentiel de son ambassade de Bamako au Mali, ainsi que leurs familles, en appelant les ressortissants canadiens à quitter immédiatement le pays dont le Nord est aux mains de groupes islamistes armés.

Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères canadien a confirmé à l'AFP dimanche que les diplomates et employés qui n'étaient pas essentiels au fonctionnement de l'ambassade, et 29 personnes à charge dont les enfants, avaient quitté le Mali.

Le Canada déconseille depuis le 11 janvier à ses ressortissants de se déplacer au Mali, évoquant "l'instabilité politique et des affrontements militaires, ainsi que le risque élevé de terrorisme, d'enlèvement et de banditisme dans le nord du pays".

L'évacuation intervient alors que les soldats français remontaient dimanche vers le nord du Mali, occupé par des combattants islamistes.

Deux mille soldats français sont déployés au Mali et quelque 2000 soldats africains de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), sur plus de 5.000 qui doivent être déployés d'ici au 26 janvier.

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  • Départ pour le Mali du 429e Escadron des Forces armées canadiennes de la base de Trenton, en Ontario, en présence du ministre de la Défense Peter MacKay.

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  • Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

    Seule organisation islamiste africaine estampillée Al-Qaïda, elle est issue du salafisme algérien. Mais sa zone d'opération s'est étendue et correspond aujourd'hui à la région du Sahel. Ses combattants sont dirigés par Abou Hamam, lui même secondé par deux dirigeants de brigade. Abdelhamid Abou Zeid est à la tête de la plus radicale. Aqmi détient depuis le 16 septembre 2010 quatre Français enlevés au Niger, et depuis novembre 2011 deux autres capturés dans le nord du Mali. Une septième personne a été enlevée le 20 novembre dans l'ouest du Mali par le Mujao.

  • Portrait des combattants d'Aqmi

  • "Les signataires par le sang" de Mokhtar Belmokhtar

    Il était l'un des chefs historiques d'Aqmi, avant d'entrer en dissidence en octobre dernier pour créer sa propre katiba (unité combattante), les "Signataires par le sang", proche du Mujao. Selon les experts, les hommes de la katiba de Belmokhtar, si aucun chiffre fiable n'existe, se comptent en dizaine plutôt qu'en centaines, avec une forte proportion de Maliens et de Mauritaniens. Surnommé "le borgne" (il a perdu un oeil en Afghanistan en 1991), l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Aboul Abbas, est à l'origine de l'attaque contre un site gazier dans son pays suivie d'une prise d'otages. Vétéran de la rébellion islamiste dans le Sahara algérien, il a de multiples surnoms : le "borgne", l'"insaisissable", "Mister Marlboro". Comme autant de témoins de la place qu'il occupe dans l'histoire du djihad algérien. Il n'a même pas vingt ans lorsqu'il part s'entraîner dans les camps d'entraînements afghans, qui n'étaient pas encore devenu Al-Qaïda. De retour en Algérie pour la guerre civile en 1993, il rejoint le Groupe islamiste armé algérien, avant de participer en dissidence, cinq ans plus tard, à la fondation du Groupe salafiste qui deviendra Aqmi en 2007. Il règne alors en maître sur les routes clandestines du grand sud saharien et jongle entre les actes terroristes, les opérations de brigandage et la contrebande. Pour financer ses activités il devient spécialiste du rapt d'Occidentaux. Il est d'ailleurs présumé responsable de la mort de quatre Français en Mauritanie en décembre 2007.

  • Le message internet d'Aqmi à la France de novembre 2010

    En novembre 2010, dans un message internet, AQMI enjoint la France à négocier avec Ben Laden.

  • Al-Qaïda, le sanctuaire somalien

    Comment la Somalie sert de base arrière à l'organisation terroriste.

  • Les bases de repli d'Al-Qaïda en Afrique

  • L'assassinat de Fazul Mohammad

    Le leader présumé d'Al-Qaïda en Afrique de l'Est est assassiné en 2011.

  • Le Mujao

    Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) est un groupe djihadiste régional né de la scission d'Al-Qaïda au Maghreb islamique en 2011. Composé d'Arabes de Tombouctou et d'Algériens, ce groupe est dirigé par un Mauritanien, Hamada Ould Khaïrou, secondé par Ahmed Tilemsi. Dans le sillage d'Aqmi, d'Ansar Dine et du Shebab, il entend étendre le djihadisme à l'Afrique noire et prône une application stricte de la charia. En 2012, le Mujao a pris le contrôle du nord du Mali.

  • Ansar Dine

    Ansar Dine symbolise la diversité de l'Islam radical africain. Créé au sortir de la crise libyenne, il est dirigé par un touareg, Lyad ag Ghali. Ansar Dine est l'un des principaux groupes participant à l'insurrection malienne dépuis janvier 2012. Les "compagnons du chemin" militent pour l'instauration de la charia au Mali et entretiennent des liens avec l'Aqmi. Mais ils ne pratiquent pas l'enlèvement d'otages.

  • les shebab

    Les milices shebab sont le fruit de la fusion des deux branches radicales qui s'étaient extraites de la scission de l'Union des tribunaux islamiques (Somalie). Dirigées par Moktar Ali Zubeyr, elles luttent avant tout pour prendre le pouvoir en Somalie. Fin 2008, elles contrôlaient la majeure partie du sud du pays. Elles voulaient prendre le pouvoir et imposer une pratique de l'Islam d'un autre âge. Mais une série de revers en 2011 les a poussées à battre en retrait et à abandonner un Mogadiscio dévasté.

  • Marie Dedieu, otage française décédée après sa détention en Somalie

    Enlevée au Kenya, le 1er octobre, sur l'île de Manda, par un commando de pirates proches des shebab somaliens, elle n'est est détenue que quelques jours en Somalie. Avant de décéder le 19 octobre 2011 à l'âge de 66 ans. (Lire son portrait dans <a href="http://www.liberation.fr/monde/01012366681-marie-dedieu-morte-en-otage"><em>Libération</em></a>)

  • Boko Haram

    Le Peuple engagé dans la propagation de l'enseignement du Prophète et du jihad est plus connu sous son nom haoussa de Boko Haram. Fondée en 2002, l'organisation nigériane entend faire appliquer strictement la charia dans tout le pays. Boko Haram s'est illustré par sa violence à l'encontre du gouvernement, des chrétiens et de la population musulmane du nord-est du Nigeria. Le 25 décembre 2012, une série d'attentats à la bombe contre des églises chrétiennes fait au moins 40 morts et de nombreux blessés.