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L'Iran admet des divergences avec l'AIEA mais espère un accord

18/01/2013 08:10 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

L'Iran a encore des divergences avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) mais espère signer un accord avec cette agence de l'ONU qui souhaite enquêter sur le programme nucléaire controversé iranien, a annoncé vendredi un haut responsable.

"Certaines divergences ont été résolues mais c'est un dossier très complexe, a déclaré à la télévision publique Ali Asghar Soltanieh, le représentant d'Iran à l'AIEA, au lendemain de l'échec de nouvelles discussions avec l'agence à Téhéran. "Il n'y a pas eu d'accord et les négociations avancent".

La délégation de l'AIEA est partie jeudi soir sans accord après deux jours de discussions "sérieuses et intensives" selon M. Soltanieh, qui conduisait l'équipe iranienne. Les deux parties ont toutefois convenu d'une nouvelle rencontre, toujours à Téhéran, le 12 février.

"Nous avons décidé d'avoir de nouvelles discussions et une fois que nous serons en accord sur tout, nous ferons connaître le contenu de l'accord", a-t-il expliqué.

M. Soltanieh a dit "espérer" que l'AIEA tiendra compte "des points de vue" de l'Iran en vue de parvenir à un accord.

Mais tant que l'Iran n'aura pas signé d'accord, les inspecteurs "n'auront pas accès aux sites qu'ils souhaitent visiter", a-t-il prévenu, soulignant que "l'agence ne peut aller sur des domaines qui pourraient mettre en danger notre sécurité nationale".

Les discussions entre l'AIEA et l'Iran, qui traînent depuis un an, portent sur la signature d'un "accord global", permettant aux experts onusiens d'enquêter librement sur le programme nucléaire iranien. Téhéran, soupçonné par la communauté internationale de visées militaires, dément catégoriquement.

L'agence de l'ONU souhaite un accès plus large à certains sites, documents ou responsables scientifiques, notamment à la base militaire de Parchin, qui pourrait avoir abrité des tests susceptibles d'être utilisés pour une bombe atomique. L'Iran dément toute activité nucléaire sur ce site militaire et souligne que l'AIEA l'avait déjà inspecté à deux reprises en 2005.

Téhéran refuse en outre certaines demandes de l'agence, en estimant qu'elles vont au-delà de ses obligations dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dont l'Iran est signataire.

"Notre coopération dans le cadre du TNP se poursuivra", a assuré M. Soltanieh.

L'enrichissement d'uranium est au coeur du conflit opposant l'Iran à la communauté internationale, qui a conduit l'ONU à condamner Téhéran dans six résolutions dont quatre assorties de sanctions économiques, renforcées unilatéralement par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Interrogé par la chaîne en arabe de la télévision iranienne Al-Alam, M. Soltanieh a répété que l'Iran "ne stoppera pas même un instant l'enrichissement, c'est notre droit incontestable".

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