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Libération sous caution d'un militant des droits de l'Homme bahreïni

18/01/2013 07:25 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

La justice bahreïnie a libéré sous caution un important militant chiite des droits de l'Homme, Youssef al-Mahafdha, accusé de répandre des rumeurs portant atteinte à la sécurité nationale, a affirmé Amnesty International tard jeudi soir.

Le vice-président du Centre des Droits de l'Homme à Bahreïn devra se présenter devant la justice le 29 janvier, lors d'une audience durant laquelle des témoins doivent être appelés à la barre, a précisé l'ONG.

Libéré contre une caution de 100 dinars (environ 265 dollars), M. Mahafdha est accusé d'avoir propagé de fausses informations dans l'intention de porter atteinte à la sécurité de l'Etat, a ajouté Amnesty international.

M. Mahafdha avait été arrêté le 17 décembre à Manama alors qu'il photographiait des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Le même jour, il avait publié sur le réseau social Twitter la photo d'un manifestant blessé.

Le 20 décembre, le parquet général avait estimé que la publication de cette photo avait entraîné "des manifestations et des actes de sabotages qui ont porté atteinte à l'ordre et à la sécurité", a indiqué Amnesty.

Petit royaume du Golfe dirigé par une monarchie sunnite, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites, majoritaires au sein de la population.

Malgré la répression meurtrière des manifestations à Manama de la mi-février à la mi-mars 2011, des rassemblements continuent d'avoir lieu régulièrement dans les villages chiites autour de la capitale.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

ak/tg/sw

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