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L'assaut en Algérie se poursuit; les employés évacués

18/01/2013 07:54 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

L'assaut de l'armée algérienne pour libérer des otages détenus par un commando islamiste sur un site gazier du Sahara se poursuit vendredi matin, au moment où des centaines de ressortissants étrangers sont évacués.

« L'incident terroriste est toujours en cours », assure un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères. « La situation change énormément et il est difficile de savoir ce qui se passe en ce moment », ajoute-t-il.

Selon l'agence de presse algérienne APS, les forces spéciales algériennes ont repris le contrôle de la « base de vie » (bureaux de l'administration) du site gazier d'In Amenas, mais pas encore de l'usine, où seraient toujours retranchés quelques preneurs d'otages.

Toujours d'après APS, les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers, mais 30 autres sont toujours portés disparus.

Des centaines de personnes évacuées

Le groupe pétrolier britannique BP, qui exploite le site d'In Aménas aux côtés du norvégien Statoil et de l'algérien Sonatrach, a par ailleurs annoncé vendredi que trois vols avaient quitté l'Algérie la veille avec 11 de ses employés ainsi que plusieurs centaines de salariés d'autres entreprises. Un quatrième vol est prévu vendredi.

Un avion, qui s'est posé ce matin sur le site gazier, dans l'est de l'Algérie, doit par ailleurs évacuer des ressortissants américains.

Selon une source des services de sécurité algériens à l'agence Reuters, au moins 30 otages, dont un Français, deux Britanniques, deux Japonais et huit Algériens, auraient été tués jeudi. Le gouvernement algérien n'a cependant pas fourni de bilan officiel.

D'après cette même source, 18 djihadistes au moins, dont un ressortissant français et le chef du commando djihadiste, Tahar ben Chened, ont également trouvé la mort lors de l'opération.

L'agence de presse mauritanienne Ani rapporte qu'un Canadien figure parmi les ravisseurs. On compterait également des Égyptiens, des Tunisiens, des Libyens, des Nigériens et des Mauritaniens.

Une opération critiquée

Jeudi matin, les autorités algériennes ont décidé de donner l'assaut contre le groupe islamiste qui affirmait détenir 41 étrangers et des centaines de travailleurs algériens. L'attaque-surprise a été revendiquée par la brigade Al-Mouthalimine [Ceux qui signent avec le sang], de Mokhtar Belmokhtar.

Le groupe, qui réclame notamment l'arrêt des opérations françaises au Mali, menace de faire d'autres attentats et invite la population à se tenir à « l'écart des lieux d'implantation des compagnies étrangères ».

Plusieurs pays dont des ressortissants figuraient parmi les otages se sont faits critiques face à l'attitude des autorités algériennes, « regrettant » ne pas avoir été informés au préalable de l'assaut et de ne disposer que de peu de détails sur l'issue de celui-ci.

En début de journée vendredi, plusieurs étrangers étaient portés manquants en Algérie, dont 14 Japonais et 8 Norvégiens. La BBC rapporte que Londres attendait toujours des nouvelles d'au moins 20 Britanniques, un chiffre que le gouvernement n'a pas voulu confirmer ni infirmer.

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